Bébé abandonné à Trois-Rivières: un policier cité en déontologie
Amélie Marcoux
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Un policier qui est intervenu auprès d’une femme qui a abandonné son nouveau-né après avoir accouché dehors à Trois-Rivières a été cité devant le Tribunal administratif de déontologie policière, a appris TVA Nouvelles.
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Le Commissaire à la déontologie policière a décidé de citer devant le tribunal le policier de la Ville de Trois-Rivières après une plainte de la femme de 38 ans.
Selon le Commissaire, le policier «ne se serait pas comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requiert ses fonctions en omettant de faire preuve de diligence relativement à l’état de santé de la personne», notamment en n’appelant pas l'ambulance.
L’histoire du nouveau-né abandonné dans la rue à Trois-Rivières en janvier dernier a soulevé beaucoup de questions, puisque l’officier était venu en aide à la personne en situation d’itinérance environ une heure avant qu’elle abandonne son bébé, le 1er janvier 2025.
L’intervention policière a été captée par une caméra de surveillance des voisins du parc Victoria, au centre-ville.
Les enregistrements de la caméra de surveillance montrent l’intervention du policier auprès de la femme de 38 ans à la suite d’appels au 911 signalant des cris.
L’officier quitte les lieux vers 14h20 après avoir parlé avec la personne en situation d’itinérance.
Moins d’une heure plus tard, la dame a accouché, puis a abandonné son nouveau-né à trois coins de rue. Le bébé a été sauvé par des passants.
Le Commissaire à la déontologie policière devra d’ailleurs déterminer si la conduite de l’homme constitue un acte dérogatoire au Code de déontologie des policiers du Québec.
Ce ne sont pas toutes les plaintes qui mènent à cette étape.
Pour s’y rendre, le Commissaire doit «être d’avis qu’il existe une probabilité raisonnable de prouver le manquement déontologique», comme le signale le service des communications.
La date de l’audience n’est pas encore connue.
L’audience pourrait mener à une sanction allant de la réprimande à la destitution. Le Tribunal administratif de déontologie policière peut également imposer de suivre une formation ou un stage de perfectionnement.
Rappelons que la mère de 38 ans a été déclarée non criminellement responsable de l’abandon du nouveau-né en raison de troubles mentaux.