La bataille de Rimouski s’annonce corsée dans la course électorale et les partis politiques ne tiennent rien pour acquis, notamment le Parti québécois dont son chef a choisi de se rendre dans la circonscription pour une deuxième fois afin de venir porter main forte à son candidat.
Cette visite a lieu deux semaines après celle du chef caquiste, François Legault.Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé se sont également arrêtés à plusieurs reprises dans la circonscription au cours de la campagne.
Les péquistes ne ménagent pas les efforts pour garder le comté. En 2018, Harold Lebel avait conservé son siège avec près de 44 % des voix.
«Une circonscription comme Rimouski, évidemment qu’on appelle les indépendantistes en disant «laissez-nous relancer l’option et l’amener à terme son parcours depuis les patriotes», a lancé Paul Saint-Pierre Plamondon.
«Il n’y a qu’un seul parti dédié à l’indépendance qui veut réellement renverser le déclin du français», a-t-il enchéri.
En plus du candidat Samuel Ouellet, Paul Saint-Pierre Plamondon était également entouré des anciens députés Solange Charest, Daniel Doyer et Irvin Pelletier, ainsi que du candidat Pascal Bérubé.
Il a ensuite profité d’un bain de foule avec des partisans au centre commercial Carrefour Rimouski. Plus tard en soirée, il participera à un rassemblement militant à Sainte-Flavie avec d’autres candidats de l’Est-du-Québec.
«Depuis 1994, ce sont des députés du PQ qui servent les gens de la circonscription, puis ils font de manière noble, mais aussi avec de l’intérêt pour que les dossiers avancent», a ajouté le candidat de Rimouski, Samuel Ouellet.
«Dans les quatre dernières années, c’est près de 355 places en garderie qui ont été autorisées en plus de 99 autres qui sont en construction en ce moment, donc 454 places au total», a-t-il précisé.
Le ministre sortant de la Justice, Simon Jolin-Barette, était également de passage à Rimouski pour porter main forte à la candidate caquiste Maïté Blanchette-Vézina.
Selon les deux candidats, les Rimouskois auraient tout à leur avantage de voter soi-disant du bon bord pour que les dossiers avancent plus rapidement.
«Il n’y a aucun député de l’Est-du-Québec qui fait partie de la Coalition Avenir Québec, a souligné la candidate Maïté Blanchette-Vézina. C’est important d’envoyer quelqu’un autour de la table qui va défendre notre réalité régionale.»
«Au-delà de ça, ce qui est important, c’est que la CAQ a démontré que lorsqu’on prend des engagements, on les tient, a indiqué Simon Jolin-Barette. Par exemple, Maïté m’a expliqué l’importance de l’autoroute 20 et je suis convaincu que Maïté va travailler pour tenir ces engagements-là».
«J’ai un exemple personnel, la loi 21, la laïcité, ça faisait 10 ans qu’on en parlait on l’a réglé», a-t-il illustré.
Selon le site d’analyses et projections électorales Québec 125, la CAQ aurait 83 % des chances de remporter la circonscription de Rimouski le 3 octobre.