Basketball universitaire: le Rouge et Or féminin à une victoire d’une saison régulière parfaite


Richard Boutin
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Depuis l’instauration du calendrier de 16 parties, le Rouge et Or de l’Université Laval tentera de devenir le premier programme de basketball féminin à signer une saison parfaite.
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Avec une fiche de 15 victoires et aucun revers, le Rouge et Or conclura sa saison régulière, samedi, en rendant visite aux Martlets de McGill (5-10) dans un prélude aux éliminatoires. La dernière saison régulière parfaite a été réalisée par McGill qui avait aligné 12 victoires en 1995-1996.
Avec la venue des Citadins de l’UQAM en 2003-2004, le calendrier est passé à 16 parties. McGill en 2014-2015 et 2015-2016 ainsi que Laval en 2018-2019 n’ont subi qu’une défaite.
S’il savait qu’il misait sur bonne équipe qui pourrait connaître du succès, Guillaume Giroux ne cache pas sa surprise que sa troupe soit toujours invaincue.
«En début de saison, je disais à une de mes adjointes que l’équipe championne de la saison régulière présenterait un dossier de 12-4 ou 11-5, a raconté le pilote lavallois. Je ne m’attendais pas à ce qu’on présente une fiche de 15-0 avec un match à jouer.»
La meilleure édition?
Médaillé d’argent au championnat canadien en 2019 et 2017 et 4e en 2020, le Rouge et Or a misé sur de solides formations au fil des ans. Giroulx dirige-t-il la meilleure édition depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe en 2015.
«Nous avons eu de très bonnes équipes avec beaucoup de talent, mais l’édition de cette année est celle qui compte le plus de profondeur, a-t-il expliqué. C’est principalement notre grande profondeur qui explique nos succès. Quand une fille tombe au combat en raison d’une blessure, il y en a une autre qui prend la relève.»
«Avec notre noyau de filles qui sont des joueuses de 3e année, l’équipe actuelle n’est pas rendue au même niveau que les meilleures équipes que j’ai dirigées, qui misaient sur des filles de 4e et 5e année, de poursuivre Giroux. Avec une seule fille [Audrey Béland] qui va quitter, c’est encourageant pour les prochaines années.»
La saison parfaite est-elle un sujet de discussion dans l’entourage de l’équipe? «On n’a pas abordé le sujet en équipe, a-t-il affirmé, mais ça se parle entre les filles. Ça peut paraître cliché, mais on veut être meilleure chaque semaine. On affronte toutes les équipes à quatre reprises et c’est l’une des raisons qui explique pourquoi il n’y a jamais eu de saison parfaite dans un calendrier de 16 parties. C’est difficile de battre la même équipe aussi souvent.»
Les deux pieds sur terre
La nature humaine étant ce qu’elle est, les succès du Rouge et Or amènent-ils un trop plein de confiance? «Les filles ne sont pas sur un nuage et il n’y a pas de sentiment de complaisance, a assuré Giroux. Je suis un entraîneur exigeant et je leur répète qu’on peut toujours devenir meilleurs. On a reçu des signaux d’alarme assez sérieux à quelques reprises et rencontré de l’adversité.»
Lors du dernier match face aux Gaiters de Bishop’s le 16 février au PEPS, le Rouge et Or tirait de l’arrière par 11 points après trois quarts avant de revenir en force et signer un gain de 75-71. Laval a aussi disputé quelques parties très serrées contre McGill après trois quarts.
«Ça tient à pas grand-chose, a-t-il prévenu. Il suffit que notre effort et notre exécution ne soient pas constants et on peut se retrouver avec une défaite.»
Seule équipe invaincue au pays, le Rouge et Or occupe le 4e rang au classement national qui tient compte aussi des parties hors-concours. Laval avait alors encaissé trois revers contre UNB, Saint Mary’s et Queen’s. Sa fiche globale est de 23 gains et de trois revers.
La dernière défaite remonte au 5 octobre face à Queen’s qui occupe le 3e échelon au pays.