Basketball: Charles Dubé-Brais a toujours la flamme pour son sport
Remercié par Ottawa, l'entraîneur se tourne vers l’avenir


Stéphane Cadorette
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Pour la première fois de sa carrière dans le basketball, Charles Dubé-Brais a vécu l’affront d’un congédiement, le 3 juin dernier. Il aurait aimé bénéficier de plus de temps à la barre des BlackJacks d’Ottawa, mais il accepte la décision et se dit convaincu que d’autres portes s’ouvriront.
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Le 26 janvier 2021, l’entraîneur de Québec était nommé pilote des BlackJacks pour la deuxième saison de l’équipe en LECB, la Ligue élite canadienne de basketball dans laquelle évolue aussi l’Alliance de Montréal.
À sa première saison, l’équipe a présenté un dossier de 4-10. Après seulement trois matchs ce printemps, à sa deuxième année aux commandes, l’organisation a annoncé qu’elle prenait une autre direction.
«Dès que tu deviens entraîneur, tu sais que ça peut t’arriver et je vis cette situation pour la première fois. J’ai toujours été du genre à regarder plus en avant qu’en arrière. Il y a d’autres chapitres qui se présenteront à moi», a-t-il confié au Journal en commentant son congédiement.
Pas de patience
Si l’entraîneur de 40 ans se permet une seule remarque à l’endroit de l’organisation qui l’a remercié, c’est qu’il n’a pas même eu le temps d’établir ses fondations que l’état d’urgence était déclaré en la demeure.
«J’ai eu droit à 19 matchs. Je n’ai même pas coaché sur une durée de 100 jours. Le véritable impact d’un entraîneur doit être mesuré sur le long terme. C’est dommage, la direction s’est concentrée sur les résultats à court terme, plutôt que le processus.
«Un club comme les Celtics de Boston montrait une fiche perdante (18-21) après 39 matchs cette saison dans la NBA et aujourd’hui, ils sont en finale», a-t-il fait remarquer.
Depuis que l’équipe lui a montré la sortie, Dubé-Brais assure même avoir reçu un appui fort de la majorité de ses ex-joueurs à Ottawa.
Ouvert à tout
Pour l’instant, celui qui était auparavant adjoint avec les Raptors 905, club ferme des Raptors de Toronto dans la G League, n’a pas de plan défini.
«Chose certaine, j’ai adoré mon expérience dans la CEBL. Il y a de bonnes foules partout dans la ligue et c’est agréablement surprenant de voir ce circuit connaître autant de succès aussi rapidement. C’est du très gros calibre de jeu», a-t-il souligné.
Dubé-Brais a aussi dirigé huit ans en France à Nanterre, ainsi qu’en Chine, dans le circuit ASEAN, où il a été nommé entraîneur de l’année en 2018.
Il entend faire fonctionner les antennes multiples de son réseau et retomber sur ses pieds sans se fermer de portes.
«Je parle déjà à pas mal de monde. Je ne prendrai pas quelque chose à l’étranger juste pour prendre quelque chose, mais je suis ouvert à toute option sérieuse. Je me projette encore dans le basket parce que ce que je viens de vivre n’est qu’une situation particulière. Je ne rebrousserai pas chemin au premier obstacle. J’ai progressé au fil des années et ça me motive à continuer.»