Baptême de la Coupe du monde pour Muncef Ouardi
Il est devenu le bras droit de l’entraîneur Gregor Jelonek cet été


Richard Boutin
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CALGARY | Embauché comme entraîneur adjoint du Centre national de l’Est du Canada cet été, Muncef Ouardi vit ses premiers pas en Coupe du monde dans son nouveau rôle cette fin de semaine à Calgary.
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Olympien des Jeux de 2014 à Sotchi et membre de l’équipe canadienne de patinage de vitesse longue piste pendant huit années, Ouardi s’est tourné vers le coaching après sa carrière.
Entraîneur-chef du Centre d’entraînement de la région de Québec et par la suite du Centre Gaétan Boucher où il supervisait le programme néo-senior, Ouardi est le bras droit de Gregor Jelonek depuis cet été.
« Je suis vraiment excité de cette opportunité, a-t-il indiqué. Comme les athlètes, les entraîneurs doivent prendre de l’expérience. Mon rôle est de m’occuper des patineurs de l’équipe Next Gen, et il s’agit d’une belle occasion de les voir à l’œuvre au plus haut niveau. »
« C’est une belle marque de confiance de Gregor et de Mark (Wild) qui est le directeur du volet haute performance à Patinage de vitesse Canada (PVC), d’ajouter Ouardi. Nous sommes dans la première année du cycle olympique et c’est une bonne idée de donner de l’expérience à du monde. Ma présence à Calgary va m’aider dans mon développement et je vais apprendre. »
Content pour son ami
Ami et ancien rival, Laurent Dubreuil est heureux de vivre ce moment en compagnie de Ouardi.
« À ma première Coupe du monde en carrière en 2012 à Salt Lake City, je m’étais retrouvé dans la même paire que Muncef, et il était aussi mon cochambreur, a raconté le médaillé d’argent aux Jeux de Pékin sur 1 000 m. Je suis content d’être présent à Calgary pour vivre ce moment avec lui. »
Les deux amis ont partagé un autre moment qui fut douloureux pour Dubreuil.
« Lors des sélections pour les Jeux de Sotchi en 2014, Muncef m’avait battu pour mériter le dernier poste sur l’équipe olympique. J’étais déçu, mais je n’avais que moi à blâmer. J’ai eu d’autres opportunités alors qu’il s’agissait de sa dernière occasion de se qualifier pour les Jeux. »
Apprentissage en accéléré
À sa première année avec PVC, l’ancien sprinteur est bien servi.
« C’est un feu roulant. J’ai un nouveau rôle en étant responsable des patineurs longues distances. Gregor se concentre sur les sprinters. Parce que mon expérience comme athlète était en sprint, j’apprends sur le tas. Je me suis mis à jour cet été et j’ai préparé pour la première fois un programme d’entraînement aussi complet. C’est stimulant d’entraîner à un haut niveau. »
Ouardi a soupiré de soulagement lors des sélections tenues à Québec du 13 au 16 octobre.
« Nos patineurs ont bien fait, et c’était réconfortant de voir les résultats. L’entraînement n’est pas une science exacte. J’avais hâte de voir si ça marchait. »
Valérie Maltais égale son meilleur résultat sur 3000 m
Valérie Maltais a égalé sa meilleure performance en carrière au 3000 m avec une sixième place.
Jumelée à la Néerlandaise Antoinette Rijpma-de Jong, Maltais a connu un départ plus rapide qu’à l’habitude.
« Antoinette est partie en force et je ne voulais pas la laisser aller, a-t-elle expliqué au sujet de son adversaire qui a remporté le bronze. Je suis partie plus vite qu’à l’habitude. Ce fut payant de me battre. »
L’Altitude affecte
Maltais a souffert de l’altitude et cela a affecté sa technique.
« Après un bon effort au départ, je me disais de bien respirer, mais l’oxygène était plus rare, a raconté l’auteure d’un chrono de 4 min 1,87 s. Quant à ma technique, j’ai patiné un peu trop élevé par moments. Il y a quelques ajustements à apporter, mais il n’y a rien de majeur et ce n’est pas inquiétant. J’ai fait une bonne course, mais ce ne fut pas ma meilleure. »
Le 3000 m a réservé une énorme surprise. Jumelées dans la dernière paire, la Canadienne Isabelle Weidemann et la Néerlandaise Irene Schouten ont peiné, elles qui avaient remporté le bronze et l’or aux Jeux olympiques de Pékin.
Schouten a terminé en septième place et Weidemann a pris le 11e rang de l’épreuve remportée par la Norvégienne Ragne Wiklund. La Canadienne Ivanie Blondin a bien fait avec une quatrième place.
Record personnel
À sa première saison sur le circuit de la Coupe du monde, Rose Laliberté-Roy a réalisé un record personnel sur 500 m. La sprinteuse a terminé en 10e place dans le Groupe B en vertu d’un chrono de 38 s 82.
« Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une bonne course, a-t-elle indiqué. Ça fait du bien. J’ai réussi un record personnel, mais je sais que je peux vraiment faire mieux. J’ai travaillé des aspects techniques au départ et les changements ont été payants. Mon entraîneur [Muncef Ouardi] était content que j’aie fait preuve d’agressivité et que j’aie bien sorti de ma ligne de course. Ça se passe ma première année en Coupe du monde et je m’améliore à chaque course. »
Laliberté-Roy voit une différence avec ses deux premières Coupes du monde en Europe plus tôt cette saison.
« J’étais un peu désorganisée en début de saison, a-t-elle souligné. Je regardais les autres filles au lieu de me concentrer sur moi-même. Je prends de l’expérience et je travaille mes nerfs afin d’être à la hauteur de mes attentes. »