Bague de la Coupe Stanley volée: le coffre-fort entier de l’ex-vedette du Canadien Vincent Damphousse a été dérobé
Les voleurs sont aussi partis avec 10 000$ en argent comptant, une montre de luxe et une collection de cartes de hockey de l’ex-joueur vedette


Jean-François Cloutier
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L’ancien joueur-étoile du Canadien de Montréal Vincent Damphousse s’est fait voler l’automne dernier non seulement sa bague de la Coupe Stanley, mais aussi une bague du Temple de la renommée, sa collection de cartes de hockey, une montre IWC et 10 000 $ en argent canadien.
De nouveaux détails sur un vol spectaculaire survenu le 18 octobre montrent que l’ancien hockeyeur a été victime de malfrats bien déterminés. Ils n’ont pas hésité à partir avec un coffre-fort rempli d’objets de grande valeur après être entrés par effraction dans sa luxueuse maison de l’ouest de l’île.
Selon les éléments divulgués dans des documents de cour obtenus par notre Bureau d’enquête, les suspects dans ce dossier auraient fracassé la porte-arrière de la résidence de Damphousse pour ensuite se rendre dans une pièce utilisée comme bureau.
C’est là qu’ils auraient trouvé un grand coffre-fort de 5 pieds sur 2 pieds sur 2 pieds.
«Les suspects ont déplacé le coffre jusqu’à la porte avant de la résidence, où ils l’ont placé dans un véhicule non identifié (traces de pneus bien visibles sur le terrain de la résidence)», décrit un policier dans une dénonciation.
Par la suite, les suspects auraient quitté les lieux dans une direction inconnue.
M. Damphousse n’a pas donné suite à notre invitation à émettre des commentaires.
Perquisition chez un bijoutier
Les documents de cour consultés permettent de voir que la police a effectué par la suite des perquisitions chez un bijoutier du Plateau-Mont-Royal, de même qu’à sa résidence personnelle, dans le cadre de son enquête. Aucun des objets ayant appartenu à Damphouse n’a toutefois été retrouvé, selon son avocat, Me Hugues Surprenant, qui a déposé cet hiver une requête pour faire annuler la saisie.
«La valeur total [sic] des items saisis [...] dépassent [sic] démesurément la valeur des biens recherchés dans les mandats de perquisition», a-t-il plaidé. Selon ce dernier, la police de Montréal ne s’est adonnée à ni plus ni moins qu’une expédition de pêche.
«La seule “preuve” faisant un quelconque lien entre le requérant et les objets recherchés provient d’un seul informateur», a avancé l’avocat dans sa requête.
Source de la police
De son côté, un policier a rapporté dans la dénonciation que la perquisition aurait eu lieu après qu’une source considérée comme digne de confiance eut confié que les biens volés se trouvaient bien chez le bijoutier. Ce dernier était connu du SPVM pour la brocante, selon le document.
«[Il] garde des items à son domicile lorsqu’ils sont trop “chauds”», a raconté le policier dans le document de cour, s’appuyant sur le témoignage de cette source.
Fin avril, la juge de paix Geneviève Claude Parayre, de la Cour du Québec, a ordonné la prolongation de la détention de biens saisis, tout en refusant de statuer sur le fond de l’affaire.
«La preuve démontre qu’une enquête en lien avec le trafic de biens criminellement obtenus et le recyclage des produits de la criminalité est effectivement en cours et que les objets saisis lors des perquisitions du 1er novembre et 5 décembre 2024 sont nécessaires à la poursuite de celle-ci», a estimé la juge.
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