CH: avoir trop de place sur la glace, ça peut surprendre
L’équipe a dû se reprogrammer contre les Sabres

Dave Lévesque
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Lors du premier match de la série contre les Sabres, le Canadien n’a pas présenté son meilleur visage. Deux causes permettent de l’expliquer.
« Dans le premier match, on venait de jouer un match numéro sept, il y avait beaucoup d’émotions, il fallait rebalancer ça », a expliqué Joe Veleno.
Ça, c’est la première cause. La seconde peut paraître paradoxale, mais elle a du sens quand elle est appuyée par des explications.
« Contre Tampa, c’était tellement difficile d’avoir des chances de marquer avec des matchs de 2 à 1. C’est complètement différent, il y a plus d’espace. Je ne dirais pas que c’était une surprise, mais il fallait s’y habituer », a mentionné Arber Xhekaj.
Ce n’était peut-être pas une surprise, mais il reste quand même que les joueurs du Canadien n’avaient pas leur explosion habituelle dans un contexte où ils auraient dû être à leur meilleur.
Deux styles
On le mentionnait, c’est paradoxal. Se retrouvant avec plus de temps et d’espace pour exécuter, le Canadien aurait dû prendre la balle au bond dès la première rencontre, mais c’est comme s’il avait fallu que l’équipe se reprogramme afin de mieux profiter de tout cet espace.
« Tampa ne nous donnait pas de temps en zone offensive, maintenant c’est un peu plus lousse, tu as un peu plus de temps pour faire des jeux et c’est un peu moins physique que contre Tampa », résume Joe Veleno.
Selon le Montréalais, une bonne séance de vidéo a permis d’apporter des correctifs qui ont porté fruit lors de la seconde rencontre.
« On a vu qu’on a un peu plus de temps qu’on pense pour faire des jeux. C’est juste une question de s’habituer à une autre équipe. »
Identité
Zachary Bolduc a lui aussi noté que le Canadien avait eu besoin de s’adapter au nouveau paradigme présenté par les Sabres. L’attaquant québécois est cependant satisfait que l’équipe se soit rapidement ajustée.
« On a été plus satisfaits de la façon dont on a joué dans le deuxième match que dans le premier match. Ce sont de petits détails qui font la différence. »
Par ailleurs, depuis le début de ce duel contre l’équipe de l’ouest de l’État de New York, c’est encore un peu compliqué pour les deux premiers trios. Nick Suzuki a marqué deux buts, mais le premier l’a été en avantage numérique et le second dans un filet désert, donc pas à égalité numérique.
Le reste de la formation a cependant pris le relais avec les cinq autres buts de l’équipe dans les deux premières rencontres.
« T’as besoin de ta profondeur », a insisté Bolduc. « Parfois, les confrontations sont plus difficiles pour les trios un et deux. »