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Avoir trop de choix et d'espoirs est un danger qui guette les Canadiens de Montréal

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-06-25T04:00:00Z

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Les Canadiens de Montréal ont tiré leur épingle du jeu pour bâtir un impressionnant arsenal d’espoirs et de choix au repêchage sous le règne de Kent Hughes et Jeff Gorton. Mais bientôt, trop, ce sera comme pas assez, et c’est pourquoi des transactions sont probables dans les jours à venir.

On entend souvent que l’arsenal de choix et d’espoirs des Canadiens ne peut jamais trop s’agrandir. Parce que ce sera toujours un beau problème.

Il y a au moins un directeur du recrutement amateur dans la Ligue nationale de hockey (LNH) qui croit, lui, qu’on peut avoir trop de choix et qui ose le dire publiquement.

«Les gens commencent à réaliser, je crois, que tu peux avoir trop de choix au repêchage, a déclaré récemment Mark Yanetti, gourou du repêchage des Kings de Los Angeles depuis 2007, dans un entretien fort éclairant avec le site web lakingsinsider.com. Avant, c’était, plus tu en as, le mieux c’est, mais tu commences à voir des bouchons.»

L’ennui, et c’est vraiment le nœud du problème, c’est que, peu importe le nombre de sélections judicieuses, une équipe devra toujours soumettre au début de chaque saison de la LNH une formation limitée à 23 joueurs. Elle devra aussi se plier à une limite de 50 contrats.

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«La bonne nouvelle, c’est que si tu repêches les bons joueurs, eh bien, ils ne peuvent pas tous jouer, et tu perds des gars, a observé Yanetti. Ça nous est arrivé et, contrairement à d’autres équipes, nous n’avons jamais eu plusieurs choix de première ronde, et ce, plusieurs années de suite. Ça ne fonctionne pas, parce que tu perds beaucoup de joueurs de haut niveau et tu vas te tromper en décidant qui garder, car l’échantillon est mince.

«Je crois que les équipes commencent à le comprendre.»

Lors de la dernière date limite des échanges, il y avait deux camps chez les partisans des Canadiens. Ceux qui réclamaient que Kent Hughes se range dans le camp des acheteurs pour le dernier droit de la course aux séries et ceux qui militaient pour une vente de feu pour accumuler les choix alors que le CH en avait pourtant déjà 12 en vue du repêchage de 2025.

À tout coup, cette logique implacable en guise de réponse : tu n’as jamais trop de choix. Et, au pire, tu peux les échanger et les utiliser comme monnaie d’échange.

Mais encore faut-il trouver un partenaire d’échange et parvenir à en échanger suffisamment. Ce n’est pas une formalité.

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Le cas Cody Glass

Le surplus de choix devient particulièrement problématique lorsqu’une équipe se trouve forcée à faire des échanges et sacrifier de jeunes joueurs à un moment où l’échantillon de leurs performances dans la LNH n’est pas très robuste.

Échanger un espoir ou un joueur en début de carrière et échanger un joueur établi dans la LNH sont deux exercices sensiblement différents, et l’un est bien plus délicat que l’autre.

On peut penser au fait que les Golden Knights de Vegas refusaient obstinément d’échanger Cody Glass ou Erik Brannstrom aux Canadiens en retour de Max Pacioretty, préférant sacrifier Nick Suzuki.

Ce retour dans le passé illustre à quel point le coefficient de difficulté est plus élevé dans l’évaluation des joueurs lorsque ces derniers ont une faible expérience au plus haut niveau. Bonne chance pour désigner quel espoir sacrifier.

Ne vous méprenez pas, pour une formation en reconstruction, il est évidemment préférable d’avoir trop d’espoirs ou de choix que de ne pas en avoir suffisamment.

La fameuse ligne

Mais pour ces équipes, il est important de tracer la ligne entre ce qui constitue un nombre suffisamment élevé de choix et ce qui en est trop, ce qui justifie sans doute pourquoi Hughes a accepté à contrecœur de ne pas vendre à la dernière date limite, exauçant le souhait de son capitaine.

Cette ligne, Kent Hughes la trace au moment d’écrire ces lignes à en croire les différents informateurs, qui rapportent que le DG cherche activement à échanger ses choix de premier tour contre du renfort au centre ou à l’aile.

Le CH n’avait sans doute pas trop de choix ou d’espoirs jusqu’ici, mais la donne risque de changer s’il n’effectue aucune transaction lors des deux prochains repêchages. L’organisation mise sur pas moins de 21 choix en 2025 et 2026.

Déjà, on estime que ces espoirs ont de bonnes chances de jouer au moins 100 matchs dans la LNH : Ivan Demidov, Florian Xhekaj, Owen Beck, Oliver Kapanen, Michael Hage, Logan Mailloux, Adam Engstrom, David Reinbacher et Jacob Fowler.

On ne peut écarter la possibilité d’une surprise, aussi, parmi les Luke Tuch, Tyler Thorpe, Vinzenz Rohrer, Sam Harris, Sean Farrell, Jared Davidson et Joshua Roy.

Si, à ce groupe, s’ajoutent réellement 21 espoirs, il y aura trop de loups dans la bergerie, et le CH sera obligé de sacrifier plusieurs jeunes joueurs prometteurs. 

Si l’opinion exprimée par Yanetti est partagée par les membres de l’état-major de l’organisation, il faut s’attendre à plus d’une transaction de la part du CH au prochain repêchage de la LNH, repêchage où les conditions seront propices pour des échanges, avec plusieurs équipes détenant plus d’un choix de première ronde.

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