Tous les résultats
Publicité

Avocat au banc des accusés: Me Rochefort patientera encore un peu en prison

Il est accusé de crimes sexuels et la police est à la recherche de victimes potentielles

Me Daniel Rochefort, en septembre 2020 au palais de justice de Montréal
Me Daniel Rochefort, en septembre 2020 au palais de justice de Montréal Chantal Poirier / JdeM
Photo portrait de Michael Nguyen

Michael Nguyen

2026-05-14T20:00:57Z

Partager

L’avocat réputé accusé d’agression sexuelle et de production de pornographie juvénile passera la fin de semaine en prison avant d’espérer une libération sous caution, même si la Couronne compte se battre pour qu’il attende son procès derrière les barreaux.

• À lire aussi : La police à la recherche de nouvelles victimes de l’avocat Daniel Rochefort

• À lire aussi : Nouvelles accusations : un avocat qui a représenté des policiers aurait agressé une mineure pendant des années

« C’était impossible de tenir l’audience vendredi », a-t-il été expliqué à la cour, ce jeudi, sous le regard dépité de l’accusé, Me Daniel Rochefort, qui comparaissait par visioconférence au palais de justice de Montréal.

La mine basse et vêtu d’un pantalon et d’un t-shirt gris, l’avocat, connu pour avoir défendu plusieurs policiers dans des litiges civils, était de retour devant le tribunal à la suite de son arrestation la semaine dernière pour leurre informatique.

Selon des documents judiciaires, il aurait clavardé en ligne avec une personne qu’il croyait être une fillette de 12 ans en l’incitant à commettre des gestes de nature sexuelle, sans se douter qu’il s’agissait en fait d’une enquêtrice.

« Dans le cadre de l’enquête pour leurre informatique, Daniel Rochefort serait entré en contact avec ses victimes par l’entremise d’applications mobiles et de plateformes de réseaux sociaux, notamment Instagram et Snapchat », a fait savoir la police de Montréal dans un communiqué, ajoutant que l’accusé utilisait les pseudonymes « dannyrock16752 » et « dannyrock201721 ».

Publicité

L’avocat Daniel Rochefort, le 17 août 2023.
L’avocat Daniel Rochefort, le 17 août 2023. Photo d’archives CAMILLE PAYANT

Et à la suite de cette nouvelle arrestation, de nouvelles accusations ont été déposées, cette fois pour agression sexuelle sur une mineure, entre 2007 et 2012. Ces crimes seraient survenus tant à Montréal qu’à l’étranger, selon la dénonciation déposée à la cour.

« L’enquête est toujours en cours », a toutefois précisé Me Marissa Maria Kazadellis, de la Couronne, alors que la police de Montréal a lancé un appel aux victimes potentielles cette semaine.

Protection du public

La Couronne s’oppose à la libération sous caution de Me Rochefort afin de protéger le public, et pour ne pas miner la confiance de celui-ci envers la justice.

L’air dépité, l’accusé a accepté d’attendre encore quelques jours avant qu’un juge ne tranche sur son cas, avant d’envoyer un message plus personnel via l’écran de retransmission de la visioconférence.

« J’aimerais ça souhaiter bonne fête à ma fille », a-t-il lancé, avant de demander d’envoyer le message à ses proches qu’il les aimait.

Mais si Rochefort risque la prison s’il est déclaré coupable des crimes qui lui sont reprochés, il ne s’agit pas là de ses seuls soucis. C’est qu’en plus des accusations criminelles, il est également poursuivi au civil par une femme pour 235 000 $.

Selon La Presse, il s’agit d’événements qui seraient survenus à l’automne 2020, quand une entrepreneure aurait été victime de « gestes sexuels non consentis » lors d’une rencontre pour recevoir des conseils juridiques.

En 2022, il avait été congédié de son poste de chargé de cours à l’Université de Montréal pour « conduite inappropriée à caractère harcelant et perturbateur » lors d’un événement de réseautage.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité