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Avec trois circuits à son dernier match, Monsieur balle rapide au Québec quitte l’équipe nationale après 15 ans

Photo RICHARD BOUTIN
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-07-20T04:00:00Z

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Visage de la balle rapide au Québec depuis plus de 10 ans, le voltigeur Mathieu Roy a conclu sa fructueuse association avec l’équipe canadienne en frappant trois circuits et produisant huit points à son dernier match dans le maillot unifolié, dimanche dernier, au championnat mondial présenté en Saskatchewan.

Après 15 ans avec l’équipe nationale senior, un record pour un Québécois, Roy a décidé de réduire la cadence pour des raisons familiales et évoluera uniquement avec les Gremlins de Bear Creek. Pour vous donner une idée de son exploit, Serge «Pat» Bourque est le Québécois qui occupe le deuxième rang en termes de longévité, avec cinq saisons au sein du programme national.

Encore au sommet de son art à 36 ans et après six participations au championnat mondial, le papa de jeunes filles de 7 et 5 ans veut prioriser sa famille. Roy a pleinement profité de son dernier tour de piste avec le Canada alors que ses proches ont fait le voyage à Prince Albert. Le Canada a pris le cinquième rang du championnat remporté par le Venezuela.

«Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi nerveux pour un tournoi, a-t-il raconté. J’ai tenté de profiter du moment au maximum. Je sais que je pourrais encore jouer parce que je viens de connaître mes meilleures années en carrière et que je suis en santé, mais je préfère quitter au sommet plutôt qu’on me dise de quitter quand je ne serai plus assez bon.»

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«Ça fait un petit pincement au cœur de quitter, mais c’est moins pire parce que je sais que je vais continuer de jouer, de poursuivre le voltigeur de gauche. J’ai encore la passion et quelques bagues à aller chercher. Si mon corps tient le coup, je vais jouer encore quatre ou cinq ans.»

Plus grande fierté

Au-delà des statistiques et des médailles, Roy est très fier de deux aspects de sa carrière. «Je suis très fier de ma constance et de ma longévité, a-t-il mentionné. Comme premier frappeur du rôle offensif, j’ai conservé un bon pourcentage de présence sur les sentiers. Je suis content de contribuer à la promotion du softball, qui est en bonne santé dans Bellechasse. Il y a des bénévoles qui font beaucoup plus que moi, mais j’apporte ma contribution. J’ouvre des portes pour les jeunes, qui voient qu’il y a quelque chose après le championnat canadien.»

Avec les Gremlins, Roy évolue au sein du circuit de l’International Softball Congress, dont les joueurs proviennent de partout sur la planète.

Éthique de travail

Roy estime que ce n’est pas uniquement son talent qui l’a propulsé et maintenu sur la scène internationale pendant toutes ces années. «Il y a des gars qui ont plus de talent que moi, mais je travaille plus fort. Ce travail m’a permis de rester au sommet.»

Son père, qui joue encore à la balle rapide après plus de 50 ans, abonde dans le même sens. «Oui, Mathieu possède du talent. Mais c’est surtout sa persévérance et sa rigueur qui expliquent ses succès, a mentionné Jean. Il est son propre préparateur physique et il note tout, ce qui lui permet d’apporter des ajustements. Avant le mondial, on s’est entraînés ensemble, et il a changé un peu sa position dans le rectangle des frappeurs parce qu’il n’était pas satisfait de ses dernières performances au bâton.»

Serge «Pat» Bourque est le seul autre Québécois qui a connu une carrière digne de ce nom avec l’équipe canadienne senior. Le receveur de Lévis a porté les couleurs du Canada de 1985 à 1989, participant au championnat mondial à quelques reprises et remportant l’or aux Jeux panaméricains en 1987 à Indianapolis.

«C’est impressionnant que Mathieu ait joué 15 ans, a mentionné Bourque, qui a pris sa retraite en 1992, après avoir porté les couleurs de la Table du Roi et de la boucherie Fabien Gagné lors des grandes années de la balle rapide au Québec. C’est un joueur polyvalent. J’ai joué contre son père et avec lors des championnats canadiens, quand on ajoutait des gars de Bellechasse.»

«C’était les belles années de la balle rapide, d’ajouter Bourque. Le sport a bien changé. Comme moi, Mathieu sera intronisé au Temple de la renommée du softball au Canada.»

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