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Avec sa mise en échec sur Frank Nazar, Kaiden Guhle a changé le cours du match entre le Canadien et les Blackhawks

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Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-10-12T04:00:00Z

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CHICAGO | Que Kaiden Guhle inscrive le but de cette victoire de 3 à 2 avec seulement 16 secondes à écouler au match ne pouvait arriver à un meilleur candidat.

Malgré un temps d’utilisation limité à 16 min 32 s en raison des nombreuses punitions écopées par les Blackhawks, le défenseur a eu un impact direct sur le match.

La mise en échec qu’il a distribuée à Frank Nazar au centre de la patinoire, dans la cinquième minute de la deuxième période, a sorti un peu la formation locale de son match. Un solide coup d’épaule survenu quelques secondes seulement après que Sam Rinzel a créé l’égalité 1 à 1.

Déjà pompés par la cérémonie soulignant le début de leur 100e saison et l’interprétation toujours grandiose des hymnes nationaux par Jim Cornelison, les joueurs des Blackhawks ont éprouvé des ennuis à contenir leurs émotions.

Tout comme leurs partisans, qui scandaient «USA! USA! USA!» pendant que Louis Crevier, un p’tit gars de 6 pieds 8 pouces, se portait à la défense de Nazar en engageant le combat avec Guhle et qu’une foire impliquant le reste des joueurs se déroulait un peu plus loin.

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Comme vous l’aurez deviné à son nom, Crevier est un gars de Québec. Il a joué son hockey junior à Chicoutimi et avec les Remparts. Il ne vient pas d’un quelconque bled des États-Unis.

«Eux autres, ils l’ont, l’affaire, les Américains», disait Elvis Gratton. Pas tant que ça, mon Bob, finalement.

D’ailleurs, Zachary Bolduc a profité de l’attaque massive qui en a découlé pour donner les devants au Tricolore. Ce faisant, il est devenu le premier joueur du Canadien depuis Yanic Perreault en 2001 à marquer à chacun de ses trois premiers matchs sur des patinoires adverses.

Les coudes serrés

On ignore si c’est en guise de représailles ou simplement parce qu’il était dans la circulation, mais Ivan Demidov a reçu la visite des gars en rouge à quelques occasions. Le jeune Russe n’a pas reculé.

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Tout comme Alex Newhook, du haut de ses 5 pieds 11 pouces, et Alexandre Carrier, que Connor Bedard a atteint d’une rondelle dans la fourche après un coup de sifflet.

«Oui, le jeu physique a monté d’un cran après cette mise en échec. Mais on est capables de jouer ce genre de match. Je ne suis pas surpris que notre groupe se soit tenu les coudes serrés», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

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Pour revenir à Bedard, il ne s’est pas fait d’amis dans le camp du Canadien. Il a occupé une partie de sa soirée à picosser ses rivaux, passant même la main au visage de Mike Matheson à quelques occasions. Des libertés qu’on peut se permettre quand on sait que nos coéquipiers accourront à notre défense.

Quelques cheveux blancs de plus

Mais bon. Malgré 10 supériorités numériques, au cours desquelles le Canadien n’a été en mesure de marquer que deux buts, le pointage était toujours égal lorsque la dernière minute de jeu s’est amorcée.

De quoi donner des cheveux gris à l’entraîneur... jusqu’au but gagnant.

«C’est sûr que ce but a enlevé tout le stress accumulé au cours du match, a lancé St-Louis, visiblement soulagé. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas une ligue facile, que rien n’est donné.»

La bonne nouvelle, c’est que le Tricolore a tenu le coup pour rentrer à Montréal avec un dossier de deux victoires contre un revers. Il n’y a pas si longtemps, la pression et l’inexpérience auraient eu raison de l’équipe. C’est probablement elle qui aurait encaissé le dernier but du match.

«Il fallait qu’on vide le réservoir trois soirs sur quatre en tenant compte des déplacements. Et on l’a fait, a félicité St-Louis. Notre niveau de maturité est plus élevé. En troisième période, quand est venu le temps de se défendre, on l’a fait. On a été patients avant d’aller chercher un gros but.»

Un autre signe de la progression du groupe.

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