Kent Hughes attend les recommandations des médecins ou, si vous préférez, à quoi faudra-t-il s’en tenir avec Carey Price ?
De passage à l’émission JiC, vendredi, le directeur général a répété ce qu’il avait dit lors du point de presse de samedi dernier : « Dans le dossier de Carey, il n’y a rien qui est blanc et rien qui est noir : ce n’est que du gris. »
Price a consulté de nouveaux médecins. Pour le moment, rien de bien concret n’a transpiré des examens subis par le gardien.
« On attend de connaître les conclusions qu’en tireront les médecins. Ensuite, on réagira. »
Il est clair que les décideurs du Canadien composent présentement avec deux scénarios.
- Celui avec Carey Price dans le rôle principal.
- Celui sans Carey Price.
Et aucune équipe ne désire fonctionner avec un gardien touchant un salaire de 10,5 M$ et qui reconnaît que, présentement, il serait incapable de disputer une quarantaine de matchs.
Entre-temps, Hughes se garde bien de dévoiler si le Canadien réclamera Shane Wright lors de la séance de repêchage du mois prochain, en supposant que Hughes et son groupe gagnent à la loterie. Il est très réservé au sujet du marché des joueurs autonomes sans compensation « parce que tout dépend si nous aurons suffisamment d’argent pour faire des achats. »
Doit-on s’attendre à ce qu’il dévoile son plan d’attaque ? Non.
Encore moins quand il ne connaît pas ce que l’avenir réserve à son plus haut salarié.
Oh, il peut toujours avoir recours au règlement du joueur absent pour une très longue période. Il admet que ça fonctionne.
C’est Price qui va décider du scénario.
Celui du Canadien, on le connaît. On veut avoir le champ libre.
Celui de Price. Il a encore quatre années à couler à son entente totalisant 31 M$. Price a touché 53 M$ lors des quatre premières années de son entente de huit ans, 84 M$.
Kane : un risque ?
- Ken Holland a peut-être fait chou blanc dans sa tentative d’obtenir un gardien de premier plan avant la date limite des transactions mais il se félicite d’avoir pris un risque dans le dossier Evander Kane. Il est devenu un rouage important de l’attaque des Oilers, sa contribution est exceptionnelle et il ne coûte que 2,2 M$. En saison régulière, il a enregistré 22 buts en 43 matchs et depuis le début de la série contre les Kings, avant le match d’hier, il montrait une fiche de cinq buts en trois matchs. Kane deviendra un joueur autonome sans compensation à la fin de la saison. Assurément, des équipes s’intéresseront à un dossier complexe, comportant des risques. Au niveau de la surface de jeu, Kane livre la marchandise. Quel sera son prix ? Pour une équipe qui convoite un ailier avec un solide gabarit, ne craignant pas le jeu physique et possédant le talent pour évoluer dans le Top Six, c’est un candidat fort intéressant...
- Qu’est-ce qui peut bien inciter Gary Bettman à garder une équipe en Arizona ? Les Coyotes évolueront dans un amphithéâtre de 4900 sièges lors des trois prochaines années. Ce qui entache la crédibilité de la LNH. Pourtant, Bettman croit que le hockey connaîtra beaucoup de succès en Arizona. Il a même le culot de mentionner que les Coyotes vont générer autant de revenus qu’à Glendale. C’est une blague ou quoi ? Certains précisent que les réseaux de la télévision américaine, ceux qui signent des ententes avec la ligue, exigent que le marché de l’Arizona soit respecté. Entre-temps, les équipes continueront à engraisser le système du partage des revenus afin d’aider une organisation comme celle des Coyotes. Comment expliquer que l’Association des joueurs n’a toujours pas réagi dans ce dossier ? Les patineurs ne sont-ils pas des partenaires ? Pourquoi ne s’opposent-ils pas à une telle situation ? Ou peuvent-ils vraiment le faire ? ...
Dossier Scheifele
- Mark Scheifele n’a pas pris quatre chemins pour faire connaître ses états d’âme à la suite de la saison très décevante des Jets de Winnipeg. « Je dois penser aux prochaines années, je dois prendre un peu de recul et analyser la situation. » En d’autres mots, Winnipeg est-elle la ville où il désire poursuivre sa carrière ? Le joueur de centre a rencontré les dirigeants des Jets et selon ce qu’on raconte à Winnipeg, il n’a pas demandé à ce qu’on l’échange. Mais, dans son propos, il est clair qu’il s’interroge sérieusement sur l’avenir de cette équipe. Et il a parfaitement raison. Depuis trois ou quatre ans, cette formation que l’on disait l’une des meilleures de la ligue, accumule les ratés. Plus rien ne va. Scheifele est-il un joueur susceptible de se retrouver dans la vitrine ? Si c’est le cas, les offres seront nombreuses.
- Autre sujet : Pierre-Luc Dubois sera joueur autonome avec compensation mais il aura droit à l’arbitrage. Les Jets lui offriront-ils une entente de plusieurs saisons ou encore lui feront-ils une offre qualificative tout en s’exposant à se retrouver devant l’arbitre ? Autre question ? Dubois veut-il demeurer à Winnipeg ?...
- Quelques échos des séries : Igor Shesterkin devait être celui qui allait faire la différence dans les séries entre les Rangers et les Penguins. Le gardien des Rangers ne répond pas aux attentes et les Rangers tirent de l’arrière 1-2 dans leur série... Les Flames et les Panthers, deux des formations les plus redoutables et les plus explosives au cours du calendrier régulier, réalisent que le style de jeu des séries éliminatoires comporte des pièges. Les Flames et Johnny Gaudreau sont en panne sèche. Les Panthers ont été entraînés dans un cul-de-sac par les vétérans des Capitals jouant avec l’énergie du désespoir. Résultat, les Flames accusent un regard de 1-2 face à la brillante brigade défensive des Stars, et les Capitals livrent la marchandise et dominent la série 2-1...
