Avec McDavid, la qualité passe avant la quantité


Jonathan Bernier
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Ce n’est pas nécessairement la quantité importe, mais la qualité. Et quand vous avez Connor McDavid dans votre formation, vous savez que la qualité sera au rendez-vous.
Dimanche soir, dans un Rogers Place d’Edmonton assourdissant, les Oilers n’ont eu besoin que de 10 lancers pour vaincre les Stars pour la troisième fois de suite. Une courte victoire de 2 à 1 qui leur a permis de rejoindre les Panthers de la Floride en finale de la coupe Stanley.
Dix, c’est le plus petit nombre de lancers qu’une équipe a décoché pour se qualifier pour la ronde ultime dans l’histoire de la LNH. Et considérant que les Oilers ont inscrit leurs deux buts sur leurs trois premiers tirs, on peut presque dire que les sept derniers n’étaient pas nécessaires.
Revenons maintenant à la qualité. Le capitaine des Oilers a ouvert la marque après s’être moqué de Sam Steel et de Miro Heiskanen à l’aide de brillantes feintes dans l’enclave. Un but qu’on reverra pendant des décennies. Surtout s’il faut que les Oilers deviennent la première équipe canadienne en 31 ans à soulever la coupe Stanley.
La vedette des Oilers a ensuite servi une splendide passe à Zach Hyman, qui a battu Jake Oettinger d’un vif tir des poignets dans la lucarne.
Ils ont eu chaud
Qu’on en commun ces deux buts? Ils ont été marqués lors de deux supériorités numériques consécutives. Les deux seules de Oilers dans ce match, d’ailleurs. Les descendants de la glorieuse époque de Wayne Gretzky ont maintenant touché la cible lors de quatre de leurs cinq dernières attaques massives.
On comprend pourquoi Kris Knoblauch voulait voir les officiels décerner plus de punitions après les deux premiers matchs.
Toujours au niveau des unités spéciales, l’infériorité numérique des Albertains a encore été parfaite. Pour un 10e match de suite. On parle de 28 punitions écoulées avec succès.
Les Oilers ont donc été sorties du trouble par les unités spéciales et le brio de Stuart Skinner. Le gardien a fait face à un barrage de 35 tirs.
À forces égales, les Stars ont nettement été la meilleure équipe. Ils ont donné la frousse aux Oilers et à leurs partisans au cours du troisième vingt. Surtout après que Mason Marchment eut réduit l’écart à un seul but pratiquement à mi-chemin de l’engagement.
Luttant pour leur survie, les visiteurs ont accentué la pression. On pouvait sentir la nervosité gagner les joueurs des Oilers.
Ces derniers ont été en mesure de résister et retourneront en finale pour la première fois depuis 2006.
Une autre finale pour Perry
À sa neuvième saison à Edmonton, McDavid aura une première occasion d’être couronné champion. Même chose pour Draisaitl (10 saisons) et Ryan Nugent-Hopkins (13 saisons), le joueur comptant le plus d’ancienneté dans le camp des Oilers.
Corey Perry, quant à lui, participera à la finale de la coupe Stanley pour la cinquième fois de sa carrière, la quatrième en cinq ans. Il a remporté le précieux trophée qu’à une seule occasion, en 2007 avec les Ducks d’Anaheim.
Une coupe, c’est quand même une de plus que Joe Pavelski et Ryan Suter qui, à 39 ans, voient encore une fois leur rêve partir en fumée. C’est la même chose pour Jamie Benn (34 ans) et Matt Duchene (33 ans), des joueurs qui ne rajeunissent pas.
Cette finale, la plus grande en termes de distance entre les deux formations qui s’affrontent, s’amorcera samedi à Sunrise.