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Avec la sécheresse des attaquants du Canadien, Pierre Turgeon peut dormir sur ses deux oreilles

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-11-15T03:44:56Z

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Pierre Turgeon est l’un des deux derniers joueurs du Canadien à avoir franchi le plateau des 90 points en une saison. Une marque que Vincent Damphousse et lui ont atteinte lors de la saison 1995-1996.

Invité, hier soir, au Centre Bell, pour souligner son entrée récente au Temple de la Renommée du hockey, l’ancien capitaine du Tricolore peut dormir sur ses deux oreilles.

Du moins pour cet hiver.

Pour s’en approcher, il faudrait d’abord assister à une éclosion de la production à cinq contre cinq. Incluant ce revers de 2 à 1 face aux Flames de Calgary, les attaquants du Tricolore n’ont inscrit que trois buts en cinq matchs avec 10 patineurs sur la glace.

Dire qu’au début de la saison, c’est le jeu à forces égales qui tenait le Canadien en vie pendant que les unités spéciales en arrachaient. Depuis un moment, on vit la situation inverse.

Comme s’il était impossible que tout aille bien en même temps.

C’est en partie pour cette raison que Martin St-Louis a choisi de séparer Cole Caufield et Nick Suzuki à partir de la visite du Canadien à Detroit.

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L’entraîneur-chef du Canadien a beau marteler que les deux attaquants vedettes de son équipe s’illustrent défensivement depuis qu’ils sont utilisés sur des unités différentes, la production n’est guère plus stimulée.

D’ailleurs, en retard d’un but, St-Louis a réuni les deux larrons avec un peu plus de 12 minutes à écouler au troisième engagement. Sans succès.

Pauvre Anderson

Toutefois, il faut reconnaitre que, hier, ces deux trios ont obtenu des occasions de marquer.

Caufield a atteint Jacob Markstrom en plein masque après avoir accepté un subtil relais de Christian Dovrak. Le gardien des Flames a de nouveau frustré Caufield lorsque celui-ci s’est présenté à deux contre un en compagnie de Juraj Slafkovsky.

Un peu plus tard, Josh Anderson, entré en zone adverse en compagnie de Suzuki, a vu son tir frapper la barre transversale de plein fouet.

Toujours en quête d’un premier but, le pauvre a hoché de la tête en retraitant vers le banc des siens. Tout comme lorsqu’il a vu Markstrom le priver du but égalisateur en fin de troisième période.

L’Ontarien a décoché 37 tirs depuis le début de la campagne. Dans le circuit Bettman, seulement deux autres attaquants ayant décoché au moins 30 tirs au but n’ont toujours pas fait bouger les cordages: Rickard Rakell et Jordan Martinook.

hockey sans position

Par chance, les défenseurs du Canadien ont trouvé une façon de faire scintiller la lumière rouge. Cinq des neuf derniers buts de l’équipe ont été l’oeuvre des arrières. Gustav Lindström, qui a marqué son premier but dans l’uniforme montréalais, est le dernier en lice.

Les défenseurs du Canadien ont maintenant marqué 10 buts, ce qui les place au troisième rang du circuit. C’est tout un contraste avec l’an dernier alors que les défenseurs de l’équipe avaient combiné leurs efforts pour 33 buts, pointant au 26e rang.

« Le jeu a tellement évolué. Maintenant, on a besoin de défenseurs qui, non seulement soutiennent l’attaque, mais qui font partie intégrante de l’attaque. De plus en plus, on s’en va vers du hockey sans position », a expliqué St-Louis, en matinée.

Sauf que le principal mandat des attaquants demeure encore de marquer des buts.

Guhle a eu la frousse

Par ailleurs, Kaiden Guhle a eu toute une frousse lorsqu’il a accidentellement été atteint au visage par l’un des patins d’Elias Lindholm. En raison du tragique événement survenu récemment en Angleterre, tout le monde a retenu son souffle. Même la partisane des Flames qui s’est époumonée toute la soirée à encourager ses favoris depuis la section 302.

La semaine dernière, on a vu Michael Pezzetta et Brendan Gallagher tester le protège-cou pendant un entraînement. Avec la chance qu’a eue Guhle, en verra-t-on plus cette semaine ?

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