Avec Connor McDavid sur la glace, ça prenait de bonnes bretelles

Jonathan Bernier
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EDMONTON | Oui, le Canadien s’en est bien tiré dans ce revers de 3 à 2 subi en prolongation. Oui, il a poussé une autre puissance du circuit dans ses derniers retranchements. Oui, il a défensivement été plus solide que lors du match de samedi à Calgary. Mais à certains moments, particulièrement lors des 40 premières minutes de jeu, ça allait vite.
Surtout quand Connor McDavid était sur la glace.
Le capitaine des Oilers a déculotté les arrières du Tricolore à quelques occasions. Même une bonne paire de bretelles n’aurait pas suffi à les maintenir en place. La façon dont il a ouvert la marque en fut l’exemple le plus probant.
L’électrisant attaquant a contourné quelques adversaires comme s’il s’agissait de vulgaires cônes. Josh Anderson, Kaiden Guhle et Samuel Montembeault ont été ses victimes sur la séquence.

McDavid a plus tard réservé le même sort à Jordan Harris sans toutefois parvenir au même résultat. Quelques instants plus tôt, Leon Drasaitl avait fait de même avec Johnathan Kovacevic en passant entre Harris et lui comme un courant d’air.
Outre la séquence mentionnée plus haut, Guhle s’est bien débrouillé face à la vedette des Oilers. Plus de 12 des 19 minutes qu’il a disputées à forces égales l’ont été avec McDavid près de lui.
Évoluant devant plusieurs parents et amis, Guhle, qui a grandi en banlieue d’Edmonton, s’est fait plaisir en marquant le but égalisateur.
«Je suis content qu’il ait été récompensé. C’est un gars qui joue de grosses minutes pour nous», s’est réjoui Samuel Montembeault.
Des failles dans le système
Les Oilers ont été limités à 17 lancers à forces égales, ils ont contrôlé la rondelle à profusion. Durant les 40 premières minutes, les faiblesses du système défensif hybride du Canadien ont été exploitées à souhait.
Pour passer de la couverture de zone à la couverture homme à homme sans anicroche, il faut une cohésion parfaite. La moindre erreur de la part de l’un des cinq joueurs et c’est le chaos. C’est encore pire contre une équipe habile et rapide comme les Oilers.
C’est exactement ce qui s’est produit sur le but inscrit par Adam Henrique. Lorsque Mattias Janmark est remonté vers la ligne bleue en provenance du coin de la patinoire et qu’il a remis le disque à Evan Bouchard, Colin White et Alex Newhook sont devenus mêlés comme des jeux de cartes.
Mattias Ekholm a pu s’approcher du filet à sa guise avant de remettre à Henrique dans l’enclave.
Des sacrifices
Mais le Canadien étant le Canadien, il a refusé de baisser les bras. En attendant d’être capable d’aligner les victoires, cette pugnacité est possiblement sa plus belle qualité. Le but de Nick Suzuki (son 27e, une marque personnelle) inscrit dès la 32e seconde de la troisième période a redonné vie au Tricolore.
Cet engagement fut celui des Montréalais jusqu’à ce que David Savard et Joel Armia se succèdent au banc des punitions avec un peu plus de trois minutes à écouler à la période.
Au cours de près de six minutes d’attaque massive, les Oilers ont bombardé Montembeault de 10 lancers. Devant lui, ses défenseurs se sont sacrifiés en bloquant cinq tirs. Quatre par Mike Matheson.
Des sacrifices qui sont venus s’ajouter à ceux effectués plus tôt par Brendan Gallagher et Joshua Roy. Des sacrifices qui ont possiblement laissé des traces. Après la rencontre, le premier a été vu avec un sac de glace sur la main gauche, alors que le second est allé faire un tour dans la salle des radiographies.