Avant de marquer 40 buts, il a connu le fond du baril
Agence QMI
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Débuter dans la Ligue nationale de hockey (LNH) à 19 ans est quelque chose qui a profondément marqué Jared McCann. De son propre aveu, les Canucks de Vancouver ont jeté l’éponge beaucoup trop tôt, et s’en mordent certainement les doigts aujourd’hui.
L’ailier gauche a éclos tardivement avec le Kraken de Seattle. En 2022-2023, il a réussi des sommets en carrière avec 40 buts et 70 points. Il juge que son développement a été altéré par son passage chez les Canucks, qui l’ont réclamé au 24e rang du repêchage de 2014.
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«J’aurais eu besoin d’une année dans la Ligue américaine. Mentalement, ça m’aurait aidé, physiquement aussi. Je pesais 172 lb et je jouais dans la LNH à 19 ans. Tu te fais brasser par les gros défenseurs», a témoigné McCann, cette semaine, dans un épisode du balado de l’ancien joueur Luke Gazdic.
Silencieux et réservé, l’Ontarien a trouvé du réconfort auprès des jumeaux Sedin, mais, sur la patinoire, peu de chances de se faire valoir lui ont été données. Il a terminé sa première campagne avec seulement 18 points en 69 matchs.
Ce manque de confiance a éprouvé McCann, qui a pu rebondir en Floride et à Pittsburgh.
«Je crois qu’ils ont abandonné trop tôt avec moi, a-t-il jugé. Mentalement, ça m’a beaucoup affecté. J’ai atteint le fond du baril. Comme jeune joueur, tu veux jouer et avoir l’opportunité d’évoluer dans la LNH. Être échangé après un an, c’était dur.»
«Quand j’étais à Vancouver, à 18-19 ans, j’étais juste effrayé. Je ne voulais pas marcher sur les pieds de quelqu’un ou parler parce que j’étais nerveux», a avoué celui qui a eu de la difficulté à trouver sa place.
Nul doute que McCann doit maintenant se sentir à l’aise du côté de Seattle. Il a été le meilleur pointeur des siens ces deux dernières années.