Aux joueurs de choisir leur capitaine

Yvon Pedneault
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Qui sera le prochain capitaine du Canadien?
En fait, qui choisira le prochain capitaine du Tricolore, les joueurs ou encore les décideurs de l’organisation?
Le rôle du capitaine est d’être le pont entre les joueurs et la haute direction. Jadis, on laissait les joueurs décider de celui qui les représenterait auprès du propriétaire et des membres de la haute direction. Au fil des ans, cette tradition a disparu, carrément écartée de la structure administrative de l’organisation.
Shea Weber, le dernier capitaine de l’équipe, a été choisi par Marc Bergevin et sa garde rapprochée.
Voulait-on, chez les dirigeants, avoir le contrôle absolu du vestiaire? Si le capitaine doit jouer un rôle très important au niveau des relations entre les employés et les employeurs, les joueurs, à cet égard, ne devraient-ils pas identifier eux-mêmes leur représentant?
- Écoutez le résumé du journaliste Alexandre Moranville-Ouellet au micro de Richard Martineau sur QUB radio :
Suzuki, Edmundson ou Gallagher?
Justement, qui sont les joueurs répondant le plus au profil du capitaine pour une concession qui évolue dans un marché unique comme celui de Montréal?
Nick Suzuki? Il représente la jeunesse et l’avenir de l’organisation.
Joel Edmundson? Il est un bon vétéran, respecté par tous ses coéquipiers.
Brendan Gallagher? Pour les années de services, pour son intensité, pour ce qu’il a accompli au fil des ans?
Nick Suzuki présente le profil du leader que convoitent les décideurs de l’organisation. Ce que Jeff Gorton et Kent Hughes ont répété des dizaines de fois depuis leur arrivée au Centre Bell colle parfaitement à la personnalité du jeune homme.
On veut donner une nouvelle culture à l’organisation, Suzuki répond à tous les critères. On mettra beaucoup d’accent sur les jeunes patineurs, sur leur développement, sur leur combativité et sur leur sentiment d’appartenance. Suzuki est l’attaquant le plus sollicité chez le Canadien, sa progression est impressionnante, il compétitionne à un haut niveau et il vient de s’associer pour huit ans à l’organisation.
Le rôle de capitaine viendra-t-il ajouter encore plus de pression sur Suzuki, qui disputera la première année d’un lucratif contrat?
Peut-être.
Comme Clarke et Yzerman
À cet égard, des joueurs comme Bobby Clarke et Steve Yzerman, après deux ou trois saisons dans la ligue, n’ont jamais été ennuyés par le rôle de capitaine, au contraire.
Il n’y a pas si longtemps, les Red Wings de Detroit n’ont pas hésité à confier ce rôle à Dylan Larkin. Nico Hischier n’est-il pas le capitaine des Devils du New Jersey? Brady Tkachuk est le capitaine des Sénateurs d’Ottawa.
Si le talent n’a pas d’âge, les bons leaders trouvent toujours un moyen de se démarquer dans l’adversité.
Dans l’attente
David Pastrnak amorcera-t-il la prochaine saison sans avoir obtenu ce qu’il convoite de la part des Bruins de Boston?
Un contrat lui permettant de toucher 9,5 M$, un pacte similaire à celui de Charlie McAvoy.
Pendant plusieurs années, les Bruins ont pu compétitionner au même niveau que les équipes de l’est parce que leurs trois meilleurs attaquants étaient, dans le contexte actuel, des aubaines. Patrice Bergeron, Brad Marchand et Pastrnak représentaient la ligne d’attaque la plus productive au prorata des salaires versés. Les trois joueurs avaient des contrats inférieurs à 7 M$ par saison.
Cette époque est révolue.
Les décideurs des Bruins devront prendre une décision importante dans les prochains jours. Pastrnak est un marqueur naturel, un joueur capable de marquer à des moments stratégiques. Mais croit-on chez les dirigeants que Pastrnak ne sera pas aussi productif quand Bergeron mettra fin à sa carrière? – et, dans le cas du joueur de centre, ça pourrait être l’an prochain.
Avant d’accorder un contrat de sept ou huit ans, les décideurs se demandent si le joueur sera toujours un patineur pouvant faire la différence lors des quatre dernières années de l’entente.
Sauf que les Bruins ne peuvent pas se passer de Pastrnak...
Les recrues à l’œuvre
Une brillante idée que celle de créer des tournois afin de permettre aux décideurs des équipes de la LNH d’obtenir une évaluation encore plus à point des meilleurs espoirs de l’organisation.
Les jeunes joueurs du Canadien seront à Buffalo cette semaine afin de participer à un tournoi impliquant cinq autres équipes du circuit.
Une occasion pour Jeff Gorton, Kent Hughes et Martin St-Louis d’épier les joueurs comme Juraj Slafkovsky, Filip Mesar, Joshua Roy, Emil Heineman, Justin Barron, Jordan Harris, Kaiden Guhle...
Lundkvist : intérêt
Nils Lundkvist est un défenseur qui désire quitter l’organisation des Rangers de New York, et si on ne parvient pas à trouver une solution alors il demeurera en Europe.
Mais, il y a toujours la possibilité que les Rangers et Chris Drury, le directeur général, l’accommodent.
Encore faudra-t-il qu’on trouve preneur.
Au cours des dernières semaines, les rumeurs voulaient que le Canadien surveille de près le dossier du défenseur. Jeff Gorton le connaît très bien et Kent Hughes aurait démontré un certain intérêt.
Mais le Canadien n’est plus le seul à poser des questions. Les Sharks de San Jose ont informé les Rangers qu’ils étaient prêts à discuter.
Rappelons que l’entraîneur des Sharks est David Quinn, l’ex-pilote des Rangers...