Autre victoire convaincante du Canadien: rendu trop fort pour la ligue


Jonathan Bernier
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Dans la vie, il y a parfois des cadeaux qu’on n’espère plus. Une séquence de trois victoires par le Canadien, par exemple. C’est clair que les partisans de l’équipe avaient perdu tout espoir de trouver ce présent sous le sapin à l’approche du dernier match de leurs favoris au Centre Bell.
Or, comme un bon père de famille au réveillon de Noël, Martin St-Louis et sa troupe ont sorti ça de la shed à la dernière minute. Ç'a valu des vagues dans le Centre Bell.
Pour la deuxième fois en 24 heures, le Canadien a eu raison des Red Wings. Cette fois en dominant la rencontre au compte de 5 à 1. Ajoutés à celui acquis contre les Sabres, mardi, ce gain a permis au Tricolore d’en aligner trois de suite pour la première fois depuis la fin du mois de mars.
Trois victoires de suite! Wow! Juraj Slafkovsky va bien dire qu’on pense que le Canadien est rendu trop fort pour la ligue. Euuuh! Non.
La bonne nouvelle, par contre, c’est qu’il l’est, apparemment, pour les clubs de fonds de classement. Ça fait toujours bien ça de gagné.
Mais ça demeure difficile de revenir dans le mix. Malgré ses trois victoires, le Tricolore n'a grimpé que de deux rangs, passant du 16e au 14e dans l’Association de l’Est. Une victoire lundi, à Columbus permettrait aux Montréalais de monter d'une autre place. Mais, surtout, d’entrer dans le congé de Noël avec une erre d’aller qu’on n’a pas vu à Montréal depuis les cinq victoires de suite de février 2022.
On ne se tanne pas de Laine
Mais revenons au match de samedi soir. Vous voulez savoir si le Canadien est en avance sur les Red Wings dans son processus de reconstruction.
Regardez de la ligne bleue en descendant. Derrière Moritz Seider et Simon Edvinsson (blessé), on y retrouve Ben Chiarot, Jeff Petry, William Lagesson et Erik Gustafsson : un quatuor de défenseurs que la direction du Canadien a remercié à un moment ou l’autre des quatre dernières saisons.
Pas surprenant que les joueurs du Canadien aient pu faire pratiquement ce qu’ils voulaient sur la patinoire.
Comme Patrik Laine qui a encore marqué un but en supériorité numérique. Son huitième but en neuf matchs. Tous inscrits sur l’attaque massive. On ne s’en tanne pas. D’ailleurs, il est devenu le premier joueur de l’histoire de la LNH à marquer huit buts consécutifs d’une équipe en supériorité numérique.
Comme Nick Suzuki et Lane Hutson qui ont ajouté deux points chacun à leur fiche.
Comme Emil Heineman qui a bénéficié du travail soutenu de Christian Dvorak en fond de territoire pour marquer son huitième de la saison. Mine de rien, le Suédois occupe le cinquième rang des buteurs de l’équipe. Pas mal pour un attaquant qui joue moins de 11 minutes par match, en moyenne.
Comme Brendan Gallagher qui a profité des largesses d’Alex Lyon pour marquer son neuvième de la saison (remarquez qu’on n’a pas parlé du trio de Kirby Dach).
La fin de Primeau approche
Le gardien de 32 ans est sur une pente plutôt descendante. Même s’il n’a jamais monté la côte bien bien haut.
Ça fait penser à Cayden Primeau.
Bien qu’il s’agissait d’un deuxième match en 24 heures et que, au début de la saison, St-Louis avait affirmé que c’était une évidence que ses deux gardiens allaient se séparer ce genre de tâche, il est revenu avec Samuel Montembeault.
Il s’agissait d’un neuvième départ de suite pour l’homme masqué de Bécancour. On peut comprendre l’entraîneur-chef du Canadien de ne pas avoir voulu envoyer Primeau dans la fosse aux lions remplis de partisans qui n’attendent qu’une occasion de le huer et de le tourner en dérision.
On comprend également que Montembeault est le gardien qui offre le plus de chance au Tricolore de gravir les échelons du classement.
Mais ça vaut la peine de se demander si les jours de l’Américain de 25 ans avec le Canadien sont comptés. Son dernier départ remonte au 1er décembre, à Boston.
S’il n’est pas envoyé dans la mêlée, lundi à Columbus, il faudra se rendre à l’évidence que c’est la fin.