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Autre cas d’agression sexuelle à London en 2018?

Agence QMI

2022-10-14T19:13:57Z

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La police de London est interpellée relativement à un autre cas présumé d’agression sexuelle survenue sur son territoire en 2018, la même année où huit joueurs d’Équipe Canada junior auraient commis un viol collectif.

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Cette fois, les informations relatées jeudi par le réseau TSN concernent une histoire survenue en mars 2018 pour laquelle plusieurs personnes demandent des comptes. La victime alléguée aurait été agressée par deux hockeyeurs, l’un évoluant à l’Université Western et l’autre issu des rangs mineurs. De plus, elle mentionne que la police l’a incitée à ne pas porter plainte.

La même chaîne, par le biais de son journaliste Rick Westhead, précise que les auteurs des gestes en question ne sont pas les mêmes que ceux du viol de juin impliquant des porte-couleurs d’Équipe Canada junior. Mais peu importe qui sont les coupables, la directrice générale du London Abused Women’s Centre, Jennifer Dunn, exige des explications. Il n’est pas normal à ses yeux qu’aucune accusation criminelle n’ait été lancée.

«La police doit revenir en arrière et comprendre ce qui s’est passé, déterminer s’il y a eu des erreurs. Ils doivent mieux agir pour les femmes de la communauté. Ils ont une dette à l’égard de cette dame et ils ont à savoir ce qui a fait défaut», a-t-elle déclaré, comme rapporté par le National Post.

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Le cas du printemps 2018 renvoie à une fête tenue dans la résidence des parents de l’agresseur présumé. Ayant consommé de l’alcool au moment des événements relatés, la victime dit avoir été violée dans la chambre à coucher, même si elle ne se souvient pas d'avoir consenti à une relation sexuelle avec lui. En revanche, elle se rappelle avoir dit à l’individu de cesser ses agissements quand d’autres personnes sont entrées dans la pièce. Il n’a rien voulu entendre.

«Cinq hockeyeurs se trouvaient dans cette maison et savaient ce qui se passait. Aucun d’entre eux ne s’est levé pour moi. Ils n’ont rien dit, ils étaient tous des spectateurs. Personne n’allait dire quelque chose pour faire arrêter ça», a-t-elle déploré.

Des conséquences irréversibles

La femme ayant présumément subi les assauts de mars 2018 dit avoir été hospitalisée trois fois dans les années suivantes à cause notamment de stress post-traumatique et d’idées suicidaires. Souhaitant garder l’anonymat, elle dit avoir été marquée par le peu de collaboration des autorités locales.

«En gros, le message de la police était constamment le même: elle disait qu’il y avait énormément de travail à faire [pour mener à une condamnation] et il n’y avait rien qui garantissait la non-publication de mon nom, a-t-elle dit à TSN. Ils ne m’ont offert aucun soutien de quelque manière que ce soit. On m’a dit que je recevrais une ordonnance de paix et que je devrais passer à autre chose. Cela m’a sidérée. J’ai développé un trouble de stress post-traumatique. Je fais des cauchemars et je ne fais confiance à personne.»

Ce nouveau développement risque de causer davantage de tort aux autorités de London, qui se trouvent au centre de l’attention pour les mauvaises raisons. D’ailleurs, Westhead a rappelé que ce service policier est largement critiqué depuis quelques années pour sa gestion des cas d’agression sexuelle.

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