Tous les résultats
Publicité

Australie: le Parlement durcit sa législation après l'attentat antisémite de Sydney

AFP

AFP

2026-01-20T08:15:40Z

Partager

Le Parlement australien a voté mardi un durcissement des sanctions contre les personnes soupçonnées d’incitation à la haine et de la législation sur l’accès aux armes à feu, quelques semaines après l’attentat antisémite qui a fait 15 morts sur une plage de Sydney.

• À lire aussi: Australie: le Parlement siège plus tôt pour légiférer après l’attentat antisémite de Sydney

• À lire aussi: L'Australie ordonne une commission d'enquête nationale sur la tuerie de Sydney

Ces mesures doivent encore être approuvées par le Sénat, dont le vote est attendu plus tard dans la journée.

Le 14 décembre, un père et son fils ont tué 15 personnes en tirant sur une foule, rassemblée sur la plage de Bondi à Sydney pour la fête juive de Hanouka. Il s'agit de la pire tuerie de masse dans le pays en 30 ans.

«Les terroristes de la plage de Bondi avaient la haine dans leur cœur, mais des armes à feu entre les mains», avait déclaré le premier ministre Anthony Albanese le 12 janvier lors d'une conférence de presse. «Nous agissons sur ces deux fronts: lutter contre l'antisémitisme, lutter contre la haine et retirer les dangereuses armes à feu de nos rues», avait-il poursuivi.

Dans la version votée par les députés australiens, la loi sur l'incitation à la haine est renforcée, avec des sanctions plus fermes. Elle crée un délit aggravé, par exemple lorsque les coupables sont considérés comme des leaders ou sont des adultes cherchant à radicaliser des enfants.

Cette loi faciliterait également le refus ou l'annulation du visa pour l'Australie des personnes soupçonnées de terrorisme ou d'incitation à la haine.

La mesure votée sur les armes à feu met en place un programme national de rachat d'armes et renforce les règles relatives à leur importation. Elle élargit également la vérification des antécédents avant d'obtenir un permis de port d'arme, afin de permettre une contribution des services de renseignement.

L'un des deux tireurs de Bondi Beach, Naveed Akram, avait été signalé par les services de renseignement australiens en 2019, mais il avait été décidé qu'il ne représentait pas une menace immédiate.

Ces deux lois ont été débattues lors d'une session extraordinaire du Parlement, avant la journée de deuil national prévue jeudi pour les victimes de l'attentat.

Publicité
Publicité