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Augmentation substantielle du plafond salarial: Kent Hughes pourra bientôt faire des folies

Photo PIERRE-PAUL POULIN
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-01-31T23:10:36Z

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Kent Hughes a toujours joué les fins économes depuis qu’il occupe le poste de directeur général du Canadien. On peut le comprendre, l’état financier laissé par son prédécesseur ne lui a jamais permis de partir sur une dérape.

Or, l’annonce de la hausse du plafond salarial, qui passera de 88 M$ à 95,5 M$ la saison prochaine, devrait lui permettre de délier un peu plus les cordons de sa bourse.

Pas assez, toutefois, pour faire des folies. Pas encore.

Les retenues sur les contrats de Jake Allen et de Jeff Petry disparaîtront à la fin de la présente saison, ce qui libérera 4,27 M$. La fin des contrats de Christian Dvorak, de Michael Pezzetta, de Joel Armia et de David Savard allégera la masse de 12,16 M$.

Ce n’est pas mal. Sauf que la saison 2025-2026 marquera l’entrée en vigueur du contrat de 7,6 M$ de Juraj Slafkovsky et de 5,55 M$ de Kaiden Guhle. Un ajout de 13,15 M$. Et c’est sans compter le nouveau salaire d’Evans qu’on projette à environ 3 M$.

Photo Agence QMI Joël Lemay
Photo Agence QMI Joël Lemay

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C’est lors de l’été suivant que Hughes pourra réellement songer à sortir son chéquier pour attirer de gros noms à Montréal. Ça adonne bien, parce que c’est justement la saison où on anticipait que le Canadien serait compétitif.

D’abord, parce qu’on prévoit déjà que le plafond salarial passera à 104 M$ en 2026-2027. Une augmentation de 8,5 M$ qui coïncidera avec la sortie des livres comptables du contrat de 10,5 M$ de Carey Price.

De la place pour un gros nom?

En s’ouvrant les yeux, le 1er juillet au matin, le directeur général du Canadien aura soudainement 19 M$ de plus à dépenser. Un montant qui permettra d’éponger les augmentations de salaire de Lane Hutson, d’Arber Xhekaj et de Jakub Dobes, de même que la mise sous contrat d’Ivan Demidov (contrat d’entrée à 950 000$).

Il faudra voir combien commandera tout ce beau monde, mais y aura quand même de quoi commencer à s’exciter le poil des jambes.

D’ailleurs, ce qui est fantastique, c’est que Cole Caufield, Nick Suzuki et Slafkovsky empocheront un total de 23,33 M$. Ce sera 22,4% de la masse salariale permise. S’il s’agit toujours des trois membres du premier trio du Tricolore, ce sera une aubaine. La philosophie d’avoir voulu préserver la hiérarchie du joueur le mieux payé (Suzuki) aura alors été payante. Cela dit, l’explosion du plafond salarial signifiera assurément la fin du respect de cette hiérarchie.

Ajoutons à cela que Brendan Gallagher (6,5 M$) et Josh Anderson (5,5 M$) amorceront la dernière année de leur entente. Ce sera la fin de deux contrats qu’on a souvent qualifiés de boulet au fil des ans.

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D’ailleurs, si le directeur général décidait de les racheter autour de cette même période, il épargnerait 2,67 M$ sur l’entente de Gallagher et 2,33 M$ sur celle d’Anderson. Une belle économie de 5 M$.

Juste pour le plaisir, voici les joueurs autonomes sans restriction, âgés de 34 ans et moins, les plus intéressants qui pourraient être disponibles, le 1er juillet 2026: Martin Necas, Kirill Kaprizov, Adrian Kempe, Jack Eichel, Connor McDavid, Kyle Connor, Nick Schmaltz.

Toute une progression

Rappelons que selon les prévisions dévoilées par la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association des joueurs (AJLNH), le plafond atteindra 113,5 M$ lors de la saison 2027-2028, soit une augmentation de plus de 25 M$ par rapport à la marge de manœuvre des équipes cette année.

En décembre dernier, le commissaire de la LNH Gary Bettman avait indiqué que le plafond salarial devait augmenter à 92,4 M$. Les équipes auront finalement un coussin supplémentaire de 3,1 M$ comparativement à cette projection préliminaire.

On est loin du plafond salarial de 39 M$, établi lors de l’instauration du plafond salarial pendant le lock-out qui avait mené à l’annulation de la saison 2004-2005.

C’est également toute une progression considérant que le plafond a été bloqué à 81,5 M$ de 2019-2020 à 2021-2022.

C’est signe que la santé financière de la LNH est excellente.

– Avec la collaboration de l’Agence QMI

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