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Victoire émotive d'Auger-Aliassime contre son idole

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-02-17T17:16:44Z
2022-02-17T19:55:33Z

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Ce n’était peut-être qu’un match de deuxième tour, mais pour Félix Auger-Aliassime, cette victoire aux dépens du Français Jo-Wilfried Tsonga à Marseille, jeudi, restera gravée parmi les moments forts de sa carrière.

Convaincant comme il l’est depuis le début de la saison, le Québécois a aisément vaincu le vétéran 7-6 (2) et 6-2, en 1 h 45 min de jeu.

Grâce à sa semaine parfaite à Rotterdam, où il a remporté le premier titre ATP de sa carrière dimanche, puis à son gain de jeudi, Félix vogue actuellement sur une séquence de six succès.

Mais ce dernier est particulièrement savoureux. Auger-Aliassime a grandi en admirant Tsonga. Et même si Félix fait ses marques sur le grand circuit depuis quatre ans, jamais il n’avait eu l’occasion de croiser le fer avec le Français, ex-membre du top 5 mondial aujourd’hui chuté au 243e rang.

Comme un grand frère

Ce premier face à face a donné droit à un moment émotif au filet lors de la traditionnelle poignée de main de fin de match.

«Quand la rencontre tirait à sa fin, je savais déjà que ce serait un moment spécial. C’est comme si la boucle était bouclée, s’est réjoui le neuvième mondial, cité par le site de l’ATP. C’était mon idole quand j’étais jeune et parfois, je me voyais en lui.»

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«Je ne me reconnaissais pas dans les autres grands joueurs, a précisé Félix. C’est comme s’ils étaient sur une autre planète. Mais Jo, lui, c’était plus comme un grand frère. Je lui ai confié qu’il était mon idole quand j’étais jeune et il m’a répondu de viser les étoiles, de ne pas être gêné et que je pouvais viser le sommet.»

Troisième favori au tournoi de Marseille, on peut dire qu’Auger-Aliassime vit des émotions fortes au cours des derniers jours.

Dimanche, il avait concédé que ce premier titre – après huit défaites en finale – lui apportait un grand soulagement.

Service dévastateur

L’athlète originaire de l’Ancienne-Lorette avait aussi reconnu être un joueur différent cette saison. Plus mature et aidé dans ses matchs par un premier service amélioré.

Ce dernier a encore causé des ravages jeudi face à Tsonga. Auger-Aliassime a réussi sept as, mais surtout, il a remporté 83 % des points disputés sur sa première balle.

En quarts de finale vendredi, le joueur de 21 ans affrontera maintenant le 49e mondial, le Bélarussien Ilya Ivashka. Il s’agira encore là d’une première, les deux joueurs ne s’étant encore jamais rencontrés en tournoi. Mais cette rencontre devrait être moins chargée en émotions...

Des retrouvailles?

Comme c’était le cas à Rotterdam la semaine passée, Félix est en terrain connu à Marseille. Il y a deux ans, il s’est incliné en finale contre un certain Stefanos Tsitsipas, qu’il a finalement battu dans un match ultime, dimanche dernier.

Les deux joueurs pourraient d’ailleurs se retrouver dans les prochains jours. Le Grec, quatrième mondial, est aussi en action dans le sud de la France. Les deux joueurs figurent toutefois dans la même partie du tableau et s’ils devaient à nouveau croiser le fer, ce serait en demi-finale samedi.

Advenant une autre victoire du Québécois, il pourrait retrouver un visage connu en finale dimanche : celui du Russe Andrey Rublev, septième raquette au monde, qu’il a battu pour la première fois de sa carrière la semaine dernière.

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