Félix Auger-Aliassime remporte à Bâle un titre auquel il n'osait même plus rêver

Jessica Lapinski
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Dans cette année ponctuée des pires moments de sa jeune carrière, assombrie notamment par une sérieuse blessure à un genou, Félix Auger-Aliassime a réussi un tour de force, dimanche au tournoi ATP de Bâle, en soulevant le trophée à bout de bras. Un titre auquel il n'osait même plus rêver cette année, avait révélé le Québécois la veille, tant les choses allaient mal.
Champion défendant en Suisse, sur cette surface dure intérieure où «FAA» est l'un des meilleurs au monde, Félix a défait la quatrième tête de série, le Polonais Hubert Hurkacz, 7-6 (3) et 7-6 (5).
Le trophée de la résilience
Mais ce second sacre de suite à Bâle a été glané dans des circonstances fort différentes que celles de l'an dernier, alors que le Québécois y remportait son troisième titres en autant de semaines dans une fin de saison époustouflante.
Ce trophée, cette fois, c'est plutôt celui de la résilience pour un jeune athlète qui a, à un moment, sombré loin des standards auxquels il avait habitué ses partisans. À un moment, entre juin et le début d'octobre, «FAA» a perdu dès son premier match sept fois en huit occasions dans des tournois de l'ATP.
- Écoutez Jean-François Baril revenir sur la victoire de Félix Auger-Aliassime via QUB radio :
Félix était toutefois convaincu que dès qu'il parviendrait à enchaîner les victoires, il retrouverait le jeu - et la confiance, surtout - qui lui avait permis de se hisser jusqu'au sixième rang mondial, à la fin de la dernière campagne.
Impérial dans tous les aspects
Et c'est ce qu'il a fait au cours des deux derniers tournois, disputés à l'intérieur, là où son puissant service et son jeu d'attaque sont à leur meilleur: quart de finaliste la semaine dernière à Tokyo, Auger-Aliassime a épinglé à son tournoi de chasse deux membres du top 15 mondial en Holger Rune, sixième, qu'il a battu en demi-finale samedi, puis Hurkacz, 12e.
Un Hurkacz qui semblait certes diminué physiquement à compter de la fin du premier set, mais face auquel le 19e mondial, sixième tête de série à Bâle, n'a jamais tremblé.
Ultra dominant avec les balles en main et très à l'aise en retour, malgré le lourd service de son rival, Félix a tranquillement fait son chemin vers le cinquième titre de sa carrière, à 23 ans.
Un trophée acquis après s'être accroché, en quarts, quand il a fait fi de crampes pour sauver une balle de match en troisième manche face à Alexander Shevchenko, 83e au monde.