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Aucune équipe de la LNH n'a contacté Benoit Groulx

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-05-06T20:59:44Z

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Après sept saisons à Syracuse dans la Ligue américaine et une année à recharger ses batteries, c’est dans la KHL que Benoît Groulx relancera sa carrière. L’entraîneur québécois d’expérience rêvait d’un nouveau défi et le contexte géopolitique en Russie n’a pas joué dans sa décision.

Bien sûr, l’homme de 56 ans se dit bien conscient des impacts de la guerre en Ukraine, mais l’offre du Traktor de Tcheliabinsk, ville située à 1800 km à l’est de Moscou, lui semblait irrésistible. 

«Je suis un coach de hockey, pas un politicien. Si on se mettait à fouiller partout sur ce qui se passe dans le monde, peut-être qu’on resterait tous chez nous. Je me suis posé la question et je comprends très bien que ce ne serait pas une situation pour certaines personnes. Moi, j’ai vu une belle opportunité de coaching», a-t-il indiqué lors d’une entrevue téléphonique avec Le Journal. Groulx s'est par ailleurs également entretenu avec Jean-Charles Lajoie sur les ondes de TVA Sports, mercredi; à voir dans la vidéo ci-dessus.

Pas d’offre de la LNH

Après 630 matchs comme entraîneur-chef dans la Ligue américaine, Groulx avait une offre sur la table d’une équipe pour y reprendre du service comme entraîneur-chef.

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Le Lightning lui avait aussi offert de revenir occuper «un rôle quelconque» dans l’organisation.

Du côté de la LNH, même si une bonne valse d’entraîneurs-chefs se profile, il n’y avait rien de concret pour l’entraîneur d’expérience. Groulx a finalement opté pour un exil dans la KHL.

«Cette année, je n’ai eu aucune discussion avec personne dans la LNH. J’en ai eu plusieurs au fil des ans, mais pour l’instant, les clubs ne semblaient pas rendus là et je ne voulais pas attendre. Je suis très content de ma situation et je mets 100% de mes énergies là-dessus», a-t-il expliqué.

Discussions de longue haleine
Photo d'archives, Agence QMI
Photo d'archives, Agence QMI

C’est en octobre que Groulx a été approché par l’organisation russe et à ce moment, l’intérêt n’y était pas.

L’ancien pilote des Olympiques de Gatineau, des Americans de Rochester et du Crunch de Syracuse s’est plutôt rendu en Suisse et en Allemagne pour «voir comment ces ligues-là marchaient».

Il y a un mois, le Traktor est revenu à la charge et cette fois, il a tendu l’oreille. Il assure avoir fait ses devoirs en communiquant avec neuf personnes qui ont joué ou dirigé dans la KHL.

«C’était unanime à dire que c’est une bonne ligue. J’ai conclu qu’à 56 ans, c’était une opportunité que je ne pouvais pas manquer», a-t-il dit.

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«Les dirigeants de l’équipe m’ont parlé à tous les jours pendant trois semaines. Ils m’ont fait des présentations et m’ont montré à quel point ils étaient sérieux. C’est devenu facile de dire que je m’en allais là.»

Comme en Russie...

Groulx se rendra en Russie le 25 juillet. Pour le moment, il est à construire son personnel d’entraîneurs et promet d’amener avec lui un Québécois, qui sera «comme le Benoît Desrosiers de Patrick Roy».

Et n’allez surtout pas croire qu’il connaît Tcheliabinsk comme le fond de sa poche. Dans une vidéo cocasse diffusée par la KHL, on aperçoit l’entraîneur qui se familiarise avec le russe dans ce qui semble être sa future destination, mais sachez que la vidéo a été tournée dans les rues du quartier russe de New York.

«Comme diraient les Français, ils se sont bien foutus de ma gueule!», a-t-il dit en éclatant de rire.

«Ce que je sais, c’est que je serai dans une bonne ville de hockey. Les partisans sont très proches de leur équipe et passionnés. C’est une équipe talentueuse qui n’a jamais gagné un championnat, mais qui a de grandes ambitions et qui veut construire quelque chose.»

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