Aucun but en 68 matchs : l’adaptation à la LNH n’est pas facile pour Hendrix Lapierre
Agence QMI
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Hendrix Lapierre n’a jamais été reconnu pour ses capacités de franc-tireur, mais une panne sèche offensive le frappe actuellement et il a hâte de s’en sortir.
À 23 ans, le choix de premier tour des Capitals de Washington en 2020 tente de disputer une première campagne complète dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Si on le voyait être au centre d’un trio offensif à ce point-ci de sa carrière, c’est plutôt d’un quatrième trio qu’on l’a mis en charge et son temps de jeu est plus limité.
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Jusqu’à maintenant, le Québécois a passé en moyenne de 9 min 41 s par rencontre sur la patinoire. Disons que ça ne l’aide pas à mettre fin à sa séquence de 68 matchs sans marquer. Le dernier but de Lapierre remonte au 18 mars 2024.
Le natif de Gatineau savait que jouer dans la LNH ne serait pas une partie de plaisir.
«Chaque match est dur, a-t-il admis lundi dans un entretien avec The Hockey News. Il n’y en a aucun qui soit un peu plus facile. Quand tu es dans les rangs juniors, il y a quelques rencontres face aux équipes du bas de classement où tu te dis : “OK, il y a une grosse différence entre la première et la 18e place.” Mais quand tu arrives chez les pros, même dans la Ligue américaine, chaque match est une bataille et tu ne peux pas prendre congé un soir.»
Pas d’attentes, mais...
Lapierre a cinq mentions d’aide à sa fiche, dont deux obtenues face au Canadien de Montréal dans une victoire à sens unique de 8 à 4. Pour un attaquant habitué à un rythme d’un point par match dans la LHJMQ ou la Ligue américaine, c’est dur à avaler.
«Je ne crois pas qu’il y ait des attentes pour qu’il marque des buts, a assuré l’entraîneur-chef des Capitals, Spencer Carbery. Nous essayons de nous concentrer sur les petites habitudes à l’intérieur du jeu afin qu’il trouve les bons espaces où il a l’occasion de mettre la table pour un coéquipier ou bien être positionné lui-même. Si tu fais cela assez, de bonnes choses vont se produire.»
Reste que Lapierre a une certaine pression sur les épaules afin de prouver qu’il peut se rendre utile à une puissance de la LNH. Il n’a signé que pour une saison, en juillet dernier.
L’important, selon lui, sera de contrôler ses émotions.
«Tu vas être frustré de temps en temps, c’est normal quand tu rates une occasion ou que ton trio rate ou que ça fait longtemps que tu n’as pas marqué. Je crois qu’il faut avoir confiance en ce que tu fais, avoir confiance en sa préparation, et éventuellement, de bonnes choses vont se produire», a-t-il sagement conclu.
En carrière au sein du circuit Bettman, le produit des Saguenéens de Chicoutimi et du Titan d’Acadie-Bathurst a amassé 36 points en 109 matchs.