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Au party des Bruins, le Canadien a cogné des clous

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-02T05:00:00Z

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BOSTON | Au nombre de fois où les Bruins se sont fait casser le party par le Canadien au cours de leurs 100 premières années d’existence, il n’était pas question qu’ils laissent leurs ennemis jurés gâcher la fête.

Déjà que la cérémonie soulignant ce centenaire était d’une sobriété frôlant l’ennui, ç’aurait été l’enfer s’il avait fallu que les Bruins l’échappent en plus. Disons qu’on était loin de la cérémonie de clôture du Forum de Montréal.

Ça explique peut-être pourquoi le Canadien a cogné des clous pendant 70 secondes.

Le Canadien a connu un bon départ, il faut bien l’admettre. C’était de bon augure après le revers crève-cœur subi quelque 24 heures auparavant, à New York.

USA TODAY Sports via Reuters Con
USA TODAY Sports via Reuters Con

Mais comme ce fut trop souvent le cas depuis le début de cette difficile campagne, il n’a suffi qu’un passage à vide quelques instants pour que le Tricolore se creuse un trou.

Ces fameuses 70 secondes, à mi-chemin du premier engagement. Un court moment qui a permis aux locaux d’inscrire les trois premiers buts du match, en route vers un gain de 6 à 3.

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Sur chacune des trois séquences, c’était complètement le chaos près de Cayden Primeau. Chaque fois, Charlie McAvoy, David Pasrnak et Charlie Coyle ont profité de la cohue pour toucher la cible sur des tirs rapprochés.

Pas la soirée de Matheson

Sur les deuxième et troisième buts, Mike Matheson n’a pas paru sous son meilleur jour. Le vétéran a perdu ses batailles pour la rondelle, ce qui, chaque fois, a semblé le placer dans un marasme mental permettant à l’adversaire de bénéficier de précieuses secondes supplémentaires pour loger le disque dans le filet.

On n’avait pas encore vu le pire. Pendant une attaque massive, il a remis le disque directement sur la palette de McAvoy. Celui-ci a profité de l’échappée qu’on lui a offerte sur un plateau d’argent pour creuser l’écart à quatre buts.

Non, ce n’était pas la soirée de Matheson, qui a terminé le match à -4. Il était également sur la patinoire, en train de ramasser son bâton à la ligne bleue adverse, lorsque Cole Koepke a complété la marque dans un filet désert.

Tsé, quand ça va mal !

« C’est assurément l’un des plus mauvais matchs que j’ai jamais joués, a-t-il déclaré à son retour au vestiaire. J’ai pris de mauvaises décisions avec la rondelle. »

C’est ce qui s’appelle faire face à la musique. Chapeau.

Encore cinq buts contre Primeau

Il y a aussi eu les deux buts accordés en début de période. Déjà que jouer du hockey de rattrapage n’est pas évident. S’il faut en plus amorcer les périodes en retard, on n’est pas sorti de l’auberge.

Les plus optimistes diront que le Canadien est revenu dans le coup en troisième période. Vrai, mais il ne faudrait pas y lire une trop grande démonstration de résilience.

Comme c’est le cas chaque fois qu’une équipe détient une grande avance au moment d’amorcer le troisième tiers, les Bruins ont assurément joué avec un moins grand sentiment d’urgence.

Derrière ce groupe amorphe par moment, Cayden Primeau a tenu le fort du mieux qu’il pouvait. Le revers ne lui est assurément pas imputable, mais le gardien américain a accordé au moins cinq buts dans un match pour la quatrième fois en 10 présences devant le filet. Et on était juste le 1er décembre.

Ce n’est pas ce qu’on recherche.

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