Au moins un mort dans les nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban

AFP
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Le Liban a fait état de nouveaux bombardements israéliens, qui ont visé jeudi le sud du pays et tué au moins une personne, Israël affirmant avoir ciblé des «infrastructures» du Hezbollah.
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En dépit d'un cessez-le-feu conclu il y a plus de cinq mois après une guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, Israël continue de mener régulièrement des frappes sur le Liban, surtout dans le sud du pays.
«Des avions de guerre israéliens ont mené une attaque aérienne d'envergure contre la région de Nabatiyé, lançant une série de frappes intenses en deux vagues» sur une zone montagneuse située à environ 12 kilomètres de la frontière avec Israël, a rapporté l'agence de presse officielle libanaise (Ani).
Le ministère libanais de la Santé a indiqué que ces bombardements ont fait «un mort et huit blessés» selon un bilan provisoire.
L'armée israélienne a affirmé avoir frappé «un site d'infrastructure terroriste» utilisé par le Hezbollah «pour gérer son dispositif de tir et de défense».
Elle a dit avoir visé des membres du Hezbollah, des «armes» et des entrées de «tunnels», ajoutant que «cette infrastructure faisait partie d'un important projet souterrain qui... n'est désormais plus opérationnel» en raison des bombardements israéliens.
Elle a qualifié ce site et les activités qui s'y déroulaient de «violation flagrante de l'accord entre Israël et le Liban».
L'agence Ani a également fait état «d'énormes explosions... ayant résonné dans la plupart des zones de Nabatiyé et du sud», provoquant «terreur et panique» parmi les habitants, qui se sont précipités pour aller chercher leurs enfants à l'école, tandis que des ambulances se dirigeaient vers les zones touchées.
Un photographe de l'AFP a vu de la fumée s'élever des collines de la région.
«Dix frappes consécutives»
«On a entendu une forte explosion, environ dix frappes consécutives», a déclaré à l'AFP Jamal Sabbagh, un médecin de 29 ans qui effectuait des examens de santé auprès d'écoliers près de la ville de Nabatiyé.
«Certains enfants ont eu peur et il y avait de la panique, les enseignants étaient aussi effrayés», a-t-il confié.
Mercredi, une frappe israélienne à Saïda, également dans le sud du pays, avait tué un commandant du mouvement islamiste palestinien Hamas, allié du Hezbollah libanais.
Israël est en guerre contre le Hamas depuis que le mouvement palestinien a mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023, déclenchant une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza.
Le Hezbollah, groupe islamiste armé soutenu par l'Iran, avait alors ouvert un front contre Israël en tirant des roquettes à partir du sud du Liban, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.
Les hostilités ont dégénéré en guerre ouverte, Israël menant entre septembre et novembre 2024 de violents bombardements sur le Liban, principalement contre les bastions du Hezbollah, sorti très affaibli du conflit.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre mais l'armée israélienne continue de bombarder le Liban, disant viser combattants et infrastructures du Hezbollah, et a maintenu des positions sur le territoire libanais.
Beyrouth presse notamment les États-Unis et la France, garants de l'accord de cessez-le-feu, de contraindre Israël à cesser ses attaques et à se retirer des cinq positions frontalières qu'elle occupe dans le sud du Liban.
Le Liban assure respecter ses engagements et accuse Israël de violer le cessez-le-feu.