Tous les résultats
Publicité

Au moins, on sera diverti

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-13T04:00:00Z

Partager

On ne sait pas combien de temps il faudra avant que le Canadien aspire aux grands honneurs. Ni même s’il sera encore dans la course aux séries rendu à la mi-mars. Mais si les joueurs du Tricolore offrent un spectacle similaire à celui de samedi soir, au moins on sera diverti. 

Surtout par le show Lane Hutson.

Il a beau n’avoir que cinq matchs d’expérience, il patine avec la rondelle avec l’aplomb d’un vétéran. Dans cette victoire de 4 à 1, le défenseur de 20 ans a mis les joueurs des Sénateurs dans sa poche arrière toute la soirée.

Selon Sportlogiq, les Montréalais ont eu possession de la rondelle pendant un peu plus de six minutes en territoire des Sénateurs. À lui seul, Hutson l’a eu sur la palette de son bâton pendant une minute et quart. C’est énorme!

«Il est fatigant pour l’autre équipe, a lancé Martin St-Louis, après cette brillante victoire. Il est intelligent, agile et sait rapidement reconnaître les espaces.»

Et disons qu’il ne s’est pas trop formalisé de la pression. Il a déculotté Nick Cousins à l’aide d’un spin-o-rama, même s’il était le dernier rempart défensif de son groupe. Il fut suffisamment solide sur ses patins pour résister à une poussée bien assumée dans le haut du dos, gracieuseté de Brady Tkachuk.

Publicité

«Il n’a pas peur. Il est assez brave et possède assez d’habiletés pour gérer les mises en échec», a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien.

Les meilleurs jeux

Hutson a ajouté une mention d’aide à sa fiche. Sa troisième de la saison et sa cinquième en autant de matchs dans la LNH.

Plus tôt dans la rencontre, il a également été à l’origine du premier but d’Emil Heineman. Il a monté la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire. Une traversée sur 200 pieds qu’il a faite à quelques occasions au cours de la rencontre.

De plus, ses passes transversales étaient d’une précision si chirurgicale qu’il aurait facilement pu ajouter une ou deux autres mentions d’assistance à son dossier, avec un peu plus d’opportunisme de la part de ses coéquipiers.

«Il ne fait pas seulement des jeux. Il trouve la façon de faire le meilleur jeu», a souligné St-Louis.

Le compas de Caufield

Cole Caufield en est un autre qui a tenu les partisans sur le bout de leur siège. Il connaît tout un début de saison. Le premier des deux buts qu’il a inscrits contre Linus Ullmark était tout simplement splendide.

Il est parvenu à loger la rondelle dans la partie supérieure, à travers un espace de la taille d’un pamplemousse.

Il a déjà touché la cible à quatre occasions cette saison. Ce qui est particulier, c’est que le premier trio n’est pas nécessairement étincelant depuis le début de la campagne. Que ce soit à forces égales ou en supériorité numérique.

Oui, l’attaque massive du Canadien a inscrit un troisième but en autant de matchs. Mais la présence d’Heineman, Christian Dvorak et Josh Anderson sur la patinoire visait davantage à se préparer en vue de la sortie imminente de Tkachuk du banc des punitions.

D’ailleurs, de ces trois buts inscrits avec l’avantage d’un homme, un seul l’a été par la première unité. Hier, au moins, on a vu du mouvement plus assumé et plus précis. L’espèce de rotation à la hauteur du cercle des mises en jeu semble un peu mêlante pour la couverture de l’adversaire.

C’est de bon augure.

Je vous le dis: course aux séries ou pas, on pourrait avoir du plaisir cet hiver au Centre Bell.

Publicité
Publicité