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Au camp des recrues du Canadien, Mailloux et Hutson ont possiblement jeté les bases d’une longue complicité

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-09-15T21:08:50Z

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Un jour, on se rappellera que la complicité entre Lane Hutson et Logan Mailloux a pris naissance dans un camp des recrues, en septembre 2024.

Au cours du week-end, les deux jeunes loups ont démontré qu’ils avaient des styles qui pouvaient créer des étincelles lorsque leurs efforts étaient unis. Hier, dans ce revers de 5 à 4 aux mains des jeunes Maple Leafs, les deux recrues ont affiché leurs affinités tant sur le plan offensif qu’au niveau du rififi.

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Installés à la ligne bleue adverse, les deux comparses se sont échangé le disque avec une facilité déconcertante. Hutson, qui, une fois de plus, semblait trop fort pour ce calibre, s’est fait complice du but de l’Ontarien. Un but qui aurait mené les deux équipes en prolongation si Matteo Drobac était parvenu à maîtriser le tir d’Easton Cowan avec 32 secondes à écouler à la troisième période.

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D’ailleurs, sur ce lancer, Mailloux a démontré pourquoi il a terminé premier pointeur chez les défenseurs recrues de la Ligue américaine, l’an dernier. Vyacheslav Peska, qui défendait la cage des Leafs, n’a jamais eu le temps de réagir.

«Il a cette capacité de pouvoir ajuster son jeu par rapport à la situation. Sur l’attaque massive, il peut décocher des tirs. En infériorité numérique, il repousse l’adversaire. Il est allé défendre son partenaire, a vanté Pascal Vincent, à propos de Mailloux.

À la défense d’Hutson

«Dans son cas, on ne voit que la pointe de l’iceberg. Habituellement, dans la LNH, les défenseurs sont à leur apogée à 27, 28 ou 29 ans. Dans son cas, on voit un paquet de choses», a poursuivi l’entraîneur-chef du Rocket de Laval.

Mailloux a aussi laissé savoir qu’il ne laisserait pas un coéquipier dans le pétrin. Lorsqu’Hutson s’est fait sonner les cloches par Marshall Finnie, il n’a pas pris le temps de se poser de questions ni d’envoyer un faire-part à l’attaquant des Leafs.

«J’ai dit à Logan que j’avais la situation bien en main», a rigolé Hutson.

«C’est le genre de coéquipier qu’il est. Il a le respect de tout le monde. J’aimerais bien pouvoir lui rendre la pareille, mais je ne pense pas que je serais capable de le faire aussi bien», a ajouté l’Américain, sourire en coin.

Bref, Mailloux a terminé le match avec un but, une passe et 12 minutes de punition. Un petit après-midi tranquille.

Emil Heineman, Jared Davidson et Tyler Thorpe ont également secoué les cordages pour le Canadien. Matteo Drobac a accordé cinq buts sur 30 lancers, donc quelques cadeaux.

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C'est maintenant le temps de passer aux choses sérieuses. Le traditionnel tournoi de golf du Canadien, prévu lundi matin, lancera officiellement la saison de l'équipe.

QUELQUES OBSERVATIONS:

LANE HUTSON:

Il est toujours aussi énergique. Il trouve des façons de sortir la rondelle du coin, même s’il semble être dans le trouble. Il passe du mode attaque à défense en une fraction de seconde. À quelques occasions, on l’a vu se replier pour faire avorter une contre-attaque après avoir lui-même transporté la rondelle en zone adverse.

JARED DAVIDSON:

Il avait obtenu quelques occasions de marquer samedi. Il s’est encore présenté au filet. Cette fois, ça a été payant. Il a marqué le deuxième but du Canadien.

OWEN PROTZ:

Un défenseur qui n’est pas flamboyant, mais qui assure une présence physique. Il semble également être doté d’un bon tir. Il aurait intérêt à le décocher plus souvent.

OWEN BECK:

Le joueur de centre est toujours combatif, il a la pédale au plancher à chaque présence. L’un de ses replis s’est terminé par une mise en échec. Il a également décoché un tir vif qui a failli déjouer le gardien des Leafs. Une bête dans le cercle des mises en jeu (12 sur 18).

TYLER THORPE:

Actif autant offensivement que physiquement, il a marqué dans un deuxième match de suite. Et ce, même s’il avait le nez encore en compote en raison d’une solide mise en échec encaissée samedi. Une belle façon de rebondir.

RILEY KIDNEY:

Il a laissé une bien meilleure impression que l’an dernier, à Buffalo. Il a gagné sa part de mises en jeu (8 sur 14). Il a fait un travail de récupération de rondelle somme toute assez efficace.

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