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L’hiver de nos snowbirds: attention à la dépression saisonnière

Photo portrait de Diane Tremblay

Diane Tremblay

2020-12-12T05:00:00Z

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Les snowbirds qui passent l’hiver au Québec pour la première fois depuis plusieurs années pourraient être davantage exposés à la dépression saisonnière, selon un chercheur.

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C’est l’avis de Marc Hébert, chercheur au Centre de recherche CERVO du CIUSSS de la Capitale-Nationale et spécialiste des effets de la lumière sur le cerveau.

«Je pense que le choc risque d’être plus grand pour eux. On sait que le manque de lumière va produire dans le cerveau une baisse de sérotonine, qui est un neurotransmetteur lié à l’humeur. Donc, on est habitués probablement, nous qui subissons l’hiver, à une baisse de la sérotonine chaque année, mais pour ceux qui ne sont pas habitués, ils vont peut-être le ressentir davantage. Il faut qu’ils se préparent en conséquence et qu’ils pensent à des activités extérieures ou à la luminothérapie», suggère M. Hébert.

Bouger à l’extérieur

Au fil des ans, ses recherches ont démontré que la lumière a des effets importants sur l’humeur.

À l’automne, les Québécois perdent en moyenne trois minutes de clarté par jour, selon Environnement Canada, ce qui représente une perte de trois heures de lumière, entre le début octobre et la fin novembre, un phénomène qui n’est pas sans conséquence pour notre horloge biologique.

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«On perd de la clarté rapidement. Les gens ont beaucoup de difficulté à subir ces changements-là. Souvent, le problème, c’est lorsqu’on part pour le travail, il n’y a presque pas de lumière naturelle et lorsqu’on revient en fin de journée, le soleil est déjà couché. On perd des épisodes de soleil auxquels nous sommes exposés durant l’été», a-t-il expliqué.

Caractéristiques

Les symptômes entre une dépression et une dépression saisonnière, qui guettent les personnes les plus vulnérables au manque de lumière, ne sont pas les mêmes. 

«Dans le cas d’une dépression majeure, les symptômes sont le manque d’appétit, l’insomnie, la perte de poids. Pour la dépression saisonnière, c’est l’inverse. Les gens vont avoir tendance à manger plus, à aller chercher des hydrates de carbone, du sucre, pour se stimuler en fin de journée. Donc, il y a un gain de poids qui y est associé et ils vont avoir tendance à dormir plus aussi, à vouloir rester au lit plus longtemps», dit-il.

Outre la luminothérapie, l’exercice physique est un excellent antidote à la dépression, selon lui.

Il suffit de 30 minutes par jour à la lumière naturelle pour en ressentir les bienfaits.

«Les personnes qui ont l’habitude d’aller passer l’hiver en Floride devraient penser à pratiquer des activités hivernales à l’extérieur, car si elles restent dans la maison, ça va être pire.»

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