Tous les résultats
Publicité

Atteint de trisomie 21, un Montréalais est devenu un champion de patinage artistique

*NO RESALE / AUCUNE REVENTE*
Le patineur artistique Emanuel Bou-Luțallah participera aux Jeux olympiques spéciaux de Calgary, en Alberta, entre le 27 février et le 2 mars 2024. Photo non datée. 
PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS
*NO RESALE / AUCUNE REVENTE* Le patineur artistique Emanuel Bou-Luțallah participera aux Jeux olympiques spéciaux de Calgary, en Alberta, entre le 27 février et le 2 mars 2024. Photo non datée. PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS

Agence QMI

2024-02-26T21:34:58Z

Partager

Même s’il a seulement 30 ans, le patineur artistique québécois Emanuel Bou-Lutallah a parcouru un long chemin, et pas uniquement en déménageant au pays en 2006. Malgré la trisomie 21, il est déterminé à compléter sa route afin de confirmer ce qu’il représente déjà : un champion. 

Originaire du Liban, il doit composer avec une anomalie chromosomique congénitale, ce qui ne l’empêche nullement de s’épanouir. Et il a trouvé sa voie dans le sport.

La preuve, le Montréalais a remporté une médaille d’or aux Jeux d’hiver des Olympiques spéciaux Canada en 2019 pour décrocher une place au sein de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques spéciaux; après un report lié à la pandémie, ceux-ci devaient finalement avoir lieu à Kazan, en Russie, l’an passé, mais ils ont été annulés en raison des turbulences géopolitiques dans la région.

Or, comme il l’a fait à maintes reprises, Bou-Lutallah refuse de se laisser abattre. Il participera cette semaine à Calgary aux Jeux d’hiver d’Olympiques spéciaux Canada dans l’espoir de prendre un nouveau rendez-vous pour l’événement mondial.

PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS
PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS

Celui qui participe aux Jeux olympiques spéciaux depuis 2009 est d’ailleurs fier de tout son parcours. Pour lui, ses exploits sur la patinoire ont pu prouver au monde que des gens comme lui pouvaient atteindre l’excellence.

Publicité

«Ç’a changé ma vie, a-t-il affirmé en entrevue à l’Agence QMI. Ça m’a aidé à me sentir moi-même. [...] Je suis très reconnaissant, car grâce à cela, j’ai pu prouver au monde que l’excellence et la diversité, c’est possible pour des gens comme moi. Je suis différent, je suis un champion grâce aux Jeux olympiques spéciaux.»

La vie réserve des surprises

Pourtant, rien ne laissait présager un tel succès pour lui dans ce sport, puisqu’Emanuel s’est porté vers une discipline totalement différente lorsqu’il est arrivé au pays.

«Avant de venir au Canada, il faisait du ballet jazz, a confié Manuella Emile Boulos, sa mère. Lorsqu’on est venu ici, on a commencé par l’équitation, mais il est tombé deux fois durant son entraînement. On a alors décidé de faire autre chose. Comme ici, il faut faire quelque chose avec de la neige pour être à l’aise, et qu’on aime la danse, on a décidé d’aller avec le patinage artistique.»

*NO RESALE / AUCUNE REVENTE* Le patineur artistique Emanuel Bou-Luțallah (à droite), en compagnie de sa mère Manuella Emile Boulos (à gauche) et de son père Najib Bou Lutfalah (au centre) participera aux Jeux olympiques spéciaux de Calgary, en Alberta, entre le 27 février et le 2 mars 2024. Photo non datée. PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS
*NO RESALE / AUCUNE REVENTE* Le patineur artistique Emanuel Bou-Luțallah (à droite), en compagnie de sa mère Manuella Emile Boulos (à gauche) et de son père Najib Bou Lutfalah (au centre) participera aux Jeux olympiques spéciaux de Calgary, en Alberta, entre le 27 février et le 2 mars 2024. Photo non datée. PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS PHOTO FOURNIE PAR MANUELLA EMILE BOULOS

Puis, il y a d’autres obstacles à franchir, entre autres les coûts importants liés aux entraînements et à l’acquisition d’équipements spécialisés que les athlètes doivent assumer. Cette réalité n’est pas différente pour Bou-Luțallah, surtout en considérant son rythme d’entraînement.

«Il a un entraîneur privé, c’est nous [la famille] qui payons, a expliqué Manuella. Parfois, il y a le CLSC qui nous aide avec un très petit montant, car il pratique du sport, mais ce n’est pas grand-chose. Ça coûte cher : la location de l’aréna, en plus du coach à 50-60 $ par heure. Emanuel s’entraîne trois fois par semaine et lorsqu’il y a de grandes compétitions comme Calgary, c’est quatre fois...»

Toutefois, ces écueils ne semblent pas convaincre Bou-Lutallah de jeter l’éponge. Son objectif est très clair en vue de la prochaine compétition. «Je veux être un champion. Je veux me faire des amis et vivre des expériences.»

-Avec la collaboration de Wilson Salaun

Publicité
Publicité