Attaque timide du Canadien: qualité ou quantité? Là est la question


Jonathan Bernier
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La qualité au-delà du volume. Il semble que ce soit une nouvelle tendance dans la LNH. Un peu comme les joueurs de la NBA qui, depuis une dizaine d’années, préfèrent reculer d’un pas et tenter des tirs de trois points au lieu d’y aller avec un tir de deux points au taux de réussite un peu plus élevé.
Même s’il était doté de l’un des tirs les plus précis du circuit à ses beaux jours, Martin St-Louis ne semble pas s’inscrire tout à fait en faveur de cette mode.
«Le volume, parfois, ça amène des deuxièmes et des troisièmes chances qui sont plus dangereuses, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien plus tôt cette semaine. De notre côté, on essaie d’aller chercher un équilibre.»
«Je veux qu’on aille chercher du volume. Mais, je ne veux pas qu’on le fasse les yeux fermés, a-t-il ajouté. Il faut être capable de voir s’il y a une option un peu plus dangereuse.»

On peut comprendre St-Louis de vouloir favoriser le volume. Du moins, pour l’instant. Depuis le début de la campagne, 44,4% des tirs que tentent ses joueurs proviennent de l’enclave. Ce qui leur confère le premier rang du circuit. À titre comparatif, ce pourcentage était de 41,6% l’an dernier (4e rang dans la LNH).
Pas la faute des défenseurs
Toutefois, le Tricolore n’a pas encore réussi à dépasser le plateau des 30 tirs au but. Aucune fois en 30 matchs.
Il faut dire qu’avec un indice de possession avoisinant les 45%, l’un des pires du circuit, ça complique un peu les choses. Quand tu manges des volées une fois aux quatre matchs, ça veut dire que tu ne touches pas souvent à la rondelle.
Pourtant, cet indice s’apparente à celui de l’an passé. Or, en 2023-2024 le Tricolore avait atteint le seuil des 31 lancers à 25 occasions. D’où vient la différence?
À première vue, on serait porté à regarder du côté des défenseurs. Leur contribution en termes de buts est, jusqu’ici, beaucoup moins éclatante que lors de la saison 2023-2024. Menés par les 11 buts de Mike Matheson, les défenseurs montréalais en avaient marqué 48. Cette fois, si la tendance se maintient, ils termineront la campagne avec 25 buts.
En fait, c’est chez les attaquants qu’on note une diminution dans la fréquence de tirs. Surtout au niveau des tirs cadrés. Ce sont pratiquement deux de moins par match.
Ça nous ramène donc à la recherche de l’équilibre. Considérant que le Canadien affiche pratiquement le même ratio de buts par tir que l’an dernier (11,1% contre 10,2%), peut-être devrait-il se concentrer sur le volume.
Pour quelque temps.
Moyenne par match, toutes les situations
2024-2025 2023-2024
Tirs tentés 51,4 (32e) 52,7 (29e)
Tirs tentés des attaquants 33,8 (31e) 35,0 (29e)
Tirs tentés des défenseurs 17,6 (28e) 17,6 (26e)
Tirs cadrés 25,8 (32e) 28,2 (28e)
Tirs cadrés des attaquants 18,3 (32e) 20,1 (29e)
Tirs cadrés des défenseurs 7,5 (28e) 8,1 (25e)
Source : Sportlogiq