Attaque massive du Canadien: Martin St-Louis a gardé le mystère pour la fin

Jonathan Bernier
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Depuis le temps qu’on le réclamait, on l’a finalement eu, ce premier entraînement de l’attaque massive. Enfin, diront plusieurs. On était quand même à 48 heures de l’ouverture de la saison.
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Évidemment, Martin St-Louis n’a pas besoin de nous pour lui dire quoi faire. À quelques occasions pendant le camp, il a répété qu’il avait un plan bien établi et que le travail en supériorité numérique ne serait abordé qu’une fois d’autres aspects du jeu bien maîtrisés.
N’empêche, et bien que St-Louis n’ait pas envoyé ses principaux soldats dans la mêlée lors des deux matchs face aux Sénateurs, le Canadien n’a rien produit avec l’avantage d’un homme en six rencontres préparatoires: 0 en 30. Zéro comme dans Ouellet, disait le bon Ron Fournier dans ses tribunes téléphoniques.
Un résultat qui, encore une fois, ne semble pas inquiéter l’entraîneur-chef du Canadien.
«Le jeu à forces égales sera la clé de notre succès», a mentionné St-Louis.
«Quant à l’attaque massive, je suis content qu’on n’ait rien montré à personne, a-t-il ajouté avec une touche d’humour. On pourrait présentement être à 32%. Mais qui va y porter attention si on est 0 en 6 lors du premier match?»
Seconde unité timide
Comme il fallait s’y attendre, Mike Matheson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Kirby Dach forment la première unité. Un groupe qui, normalement, a le potentiel offensif de connaître un certain succès.
Ça se gâte un peu plus sur la seconde vague. Lane Hutson se veut un brillant quart-arrière. Toutefois, les présences de Joel Armia, d’Alex Newhook et de Brendan Gallagher n’ont rien de bien encourageant.
«Le comportement [de Joel Armia] dans les neuf derniers mois. Ce qu’il a fait l’an passé lorsqu’il est revenu et ce qu’il a accompli durant le camp d’entraînement [ont motivé cette décision]», a déclaré St-Louis au sujet de la présence d’Armia sur cette unité et sur le deuxième trio.
Toutefois, notons la présence d’Alex Barré-Boulet, dont une partie du succès dans la Ligue américaine reposait sur des buts marqués en supériorité numérique.
«On a obtenu de bonnes occasions lors du dernier match à Ottawa, a soutenu Barré-Boulet. En ce moment, on a une bonne première unité. Nous, on aura le mandat de bien les appuyer.»
Ce sera loin d’être évident pour ce quintette. Voilà l’un des effets de la perte de Patrik Laine.
Attendez-vous à voir la première unité demeurer sur la glace pour les 90 premières secondes de chaque attaque massive.
Fin prêts
Pour le reste, il semble que le Tricolore soit fin prêt à amorcer la saison.
«Pour ce qui est question du produit final, on est peut-être un peu en arrière par rapport à l’an passé. Mais on n’est pas les seuls. À l’inverse, j’ai le sentiment que notre jeu collectif et les aspects du jeu qu’on a attaqués sont grandement en avance sur les autres années.»
Tant mieux, car le calendrier se met en branle sur les chapeaux de roue avec une séquence de quatre matchs en six soirs.