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Attaque américaine au Venezuela: les réactions à travers le monde

AFP

2026-01-03T11:40:18Z
2026-01-03T18:00:00Z

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Le président américain, Donald Trump, a déclaré samedi que les forces américaines avaient capturé son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une «attaque de grande envergure» contre le pays sud-américain, où de fortes explosions ont secoué en pleine nuit Caracas et sa région.

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Voici les réactions internationales:

ONU

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est inquiété «que le droit international n'ait pas été respecté», déplorant un «dangereux précédent» et appelant «tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'État de droit».

Colombie

La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela.

Le président colombien, Gustavo Petro, proche de Nicolas Maduro, a dénoncé une attaque américaine aux «missiles» contre Caracas, qualifié les actions de Washington d'«atteinte à la souveraineté» de l'Amérique latine et déclaré qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.

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«Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela», a écrit sur son compte X le président colombien, proche de Nicolas Maduro. Il a demandé une réunion «immédiate» de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'ONU pour se prononcer sur la «légalité internationale» de cette «agression» contre le pays voisin.

Brésil

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a condamné samedi une «grave atteinte à la souveraineté du Venezuela», estimant que «les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l'acceptable» et menacent «la préservation de la région en tant que zone de paix».

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Il a également exhorté sur X la communauté internationale, par l'intermédiaire des Nations unies, à «répondre vigoureusement» à ces attaques.

Mexique

Le Mexique a condamné samedi les bombardements menés «unilatéralement» par les États-Unis contre le Venezuela, avertissant que toute «action militaire met gravement en péril la stabilité régionale».

Argentine

À l’inverse, les frappes américaines ont été saluées par un tonitruant «La liberté avance, vive la liberté, bordel!» du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

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Équateur

Le président de l'Équateur Daniel Noboa s'est également réjoui de la chute de M. Maduro: «l'heure est venue de reprendre possession de votre pays», a-t-il lancé sur X aux figures de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado et Edmundo Gonzalez Urrutia, ainsi qu'au «peuple vénézuélien».

Chine

Pékin s'est dit «profondément choqué» et a «condamné fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leur action contre son président».

«Ce comportement hégémonique des États-Unis viole gravement le droit international, porte atteinte à la souveraineté du Venezuela et menace la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes», a ajouté dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères.

Russie

«Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément préoccupant et condamnable», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que «l'hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique».

Le Venezuela est le principal allié de Moscou en Amérique du Sud.

Iran

«Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l'attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du pays», a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant «l'agression illégale des États-Unis», ennemi de la République islamique. L'Iran entretient des liens étroits avec le Venezuela.

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Turquie

Le ministère turc des Affaires étrangères a appelé samedi toutes les parties à la retenue «afin d'éviter que la situation actuelle n'ait des conséquences néfastes pour la sécurité régionale et internationale».

UE

L'Union européenne a appelé samedi au respect du droit international au Venezuela et rappelé son attachement à une transition démocratique et pacifique, après une attaque des États-Unis contre ce pays sud-américain.

Sur le réseau X, la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas a dit avoir appelé à la «retenue», lors d'un échange au téléphone avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

«Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies», a déclaré de son côté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également sur X.

Royaume-Uni

Le premier ministre britannique Keir Starmer a rappelé samedi que tous les pays devaient «respecter le droit international», soulignant que Londres n'avait «pas participé» à l'opération américaine et à la capture revendiquée du président Maduro.

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France

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a estimé samedi qu'«aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur», dénonçant une opération militaire qui «contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international».

Espagne

Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires.

«L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération» et est «disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Allemagne

Le ministère allemand des Affaires étrangères a appelé «toutes le parties prenantes à s'abstenir de tout ce qui pourrait aggraver la situation à chercher une voie vers une solution politique», rappelant que «les normes légales internationales doivent être respectées" et que «les Vénézuéliens méritent un avenir pacifique et démocratique».

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Pologne

«Nous aurons l'occasion d'analyser les répercussions de cette attaque sur la situation dans notre région. Un événement comme l'attaque américaine d'aujourd'hui contre le Venezuela affecte le monde entier; nous réagirons et nous préparerons à cette nouvelle situation», a assuré le premier ministre Donald Tusk, lors d'une conférence de presse.

Italie

La première ministre italienne Giorgia Meloni a, dans un communiqué, estimé «légitime» l'opération américaine, la qualifiant «d'intervention défensive», tout en soulignant qu'une «action militaire extérieure n'est pas la manière de mettre fin aux régimes totalitaires».

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Ukraine

Sans évoquer expressément l'opération américaine, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiga a dénoncé les «crimes généralisés, la violence, la torture, l'oppression et la violation de toutes les libertés fondamentales» dont s'est rendu coupable le «régime Maduro», principal allié en Amérique du Sud de Moscou.

Afrique du Sud

L'Afrique du Sud a qualifié l'opération américaine de «violation manifeste de la Charte des Nations unies», estimant que cette façon d'utiliser «unilatéralement la force» est «illégale» et «mine la stabilité de l'ordre international».

Israël

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, Israël s'est «félicité de la destitution du dictateur qui dirigeait un réseau terroriste et de drogue» et a salué un «moment historique», estimant que Donald Trump avait «agi en tant que leader du monde libre».

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