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Athlète de l’année au Québec grâce à «la médaille de la résilience»

La trompoliniste québécoise Sophiane Méthot a récolté la médaille de bronze, le 2 août 2024 aux Jeux olympiques de Paris, et son sourire valait de l'or.
La trompoliniste québécoise Sophiane Méthot a récolté la médaille de bronze, le 2 août 2024 aux Jeux olympiques de Paris, et son sourire valait de l'or. Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-12-31T06:00:00Z

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Sophiane Méthot a fait vivre des émotions à bien des Québécois en 2024 en remportant une médaille de bronze, à la trampoline, aux Jeux olympiques de Paris. C’était à son tour d’être soufflée lorsqu’on lui a annoncé qu’elle était élue l’athlète de l’année au Québec, selon les journalistes du Journal de Montréal et du Journal de Québec ainsi que de ceux de l’Agence QMI.

• À lire aussi: Athlètes de l’année à l’international et au Québec: Léon Marchand et Sophiane Méthot élus par notre panel

«C’est un très bel honneur, je suis super contente, a-t-elle réagi, au moment d’apprendre la nouvelle au cours des derniers jours. Juste d’imaginer avoir été considérée parmi tous les autres athlètes, c’est déjà énorme pour moi dans une année où plusieurs ont très bien fait aux Jeux olympiques. Maintenant, d’apprendre que je me démarque comme ça parmi l’élite, c’est vraiment extraordinaire.»

Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure
Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure

Âgée de 26 ans, l’athlète de Longueuil avait du mal à croire qu’elle a notamment été préférée à sa bonne amie Maude Charron, haltérophile et désormais double médaillée olympique.

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«Maude est une athlète incroyable, a qualifié Méthot. Je la regarde et elle m’inspire. Elle est un exemple de résilience alors qu’elle s’est longtemps entraînée seule, dans son garage.»

Or, comme exemple de résilience, la trampoliniste n’a pas son pareil. Il lui en a d’ailleurs fallu une bonne dose pour grimper sur le podium à Paris. Trois ans plus tôt, soit en 2021, une blessure l’avait empêchée de participer aux Jeux olympiques de Tokyo qui, de surcroît, avaient dû être reportés en raison de la pandémie de COVID-19.

Au bon moment

Dans les dernières années, la Québécoise fut surtout aux prises avec des blocages mentaux, ce qui a entraîné des consultations en psychologie, de la méditation et même de l’hypnose. Elle a ainsi dû vaincre sa peur de grimper sur le trampoline.

«Pour moi, cette médaille olympique, c’est la réussite d’une bonne performance au bon moment, vient résumer Méthot. Cette médaille, c’est le photo-finish, mais il y a tout le film, le parcours menant à un tel podium. Il y a les réussites, mais aussi les échecs... Dans mon cas, je pourrais effectivement dire que c’est la médaille de la résilience.»

Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure
Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure

«Ma tête était à la bonne place pendant les Jeux olympiques de Paris», a ajouté celle qui a grimpé sur les trois marches convoitées en compagnie de Bryony Page, championne britannique, et de Vivaleta Bardzilouskaya, une athlète individuelle neutre.

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Pour le bien de la discipline

Au quotidien, cette fameuse médaille olympique n’a pas complètement transformé la vie de Méthot, mais elle y voit plusieurs répercussions positives.

«Je reste la même personne, mais je pense que ç’a donné un regain à la discipline du trampoline au Québec, note surtout Méthot, avec une grande satisfaction. Je le vois dans les regards des petits gars et des petites filles. Certains yeux s’illuminent lorsqu’ils m’aperçoivent à l’entraînement.»

Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure
Photo d'archives AFP, Lionel Bonaventure

Depuis son retour de Paris, l’athlète vit notamment la scène au club Virtuose, un centre acrobatique situé dans le secteur de LeMoyne, à Longueuil. Elle s’y entraîne, autant que possible, en attendant que les rénovations soient complétées au Centre sportif du Parc olympique. Le plafond étant moins haut à Longueuil, Méthot avoue que la situation vient avec des défis supplémentaires dans sa préparation pour 2025.

Gérer les attentes

Une première Coupe du monde est prévue pour elle au mois d’avril, en Italie, tandis que la Québécoise espère évidemment se qualifier pour les Championnats du monde qui auront lieu l’automne prochain en Espagne.

«Avec mon statut de médaillée olympique, il y a maintenant les attentes que je dois apprendre à gérer», souligne-t-elle.

Pour relever ce nouveau défi, Méthot n’a pas à regarder très loin autour d’elle pour trouver une bonne conseillère: son amie Maude Charron. Médaillée d’or à Tokyo, celle-ci a réussi à garder le cap pour gagner l’argent à Paris, même après avoir dû changer de catégorie, soit des 64kg aux 59kg.

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