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Arquimedes a été le héros en Floride, ou comment la course en Uber a été plus intéressante que la mêlée de presse des Panthers

Personne ne panique chez les champions de la Coupe Stanley

Les Panthers ne se sont pas décomposés même s'ils ont perdu le quatrième match de la finale, jeudi.
Les Panthers ne se sont pas décomposés même s'ils ont perdu le quatrième match de la finale, jeudi. Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-06-13T18:58:36Z

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FORT LAUDERDALE | On pourrait écrire plein de choses sur les Panthers et leur état d’esprit après leur défaite en prolongation jeudi, mais ça ne serait pas aussi intéressant que notre périple pour nous rendre à leur disponibilité média vendredi matin. 

Après avoir assisté aux mêlées de presse des Oilers dans un luxueux hôtel en face de la plage de Fort Lauderdale, on saute dans un Uber avec le collègue Stephen Whyno d’Associated Press. Nous sommes à une quinzaine de minutes du terminal aéroportuaire où les Panthers vont prendre l’avion et où ils ont convié les médias à 10h30. Il est un peu avant 10h, alors pas de stress, nous avons amplement le temps.

Mais non, parce que rien ne peut se passer comme il se doit. À cinq kilomètres de notre objectif, une file de voitures s’étire devant nous, un train passe. Notre chauffeur fait demi-tour pour prendre une autre route, et deux minutes plus tard, le même maudit train nous bloque à nouveau la route et... cesse d’avancer et reste immobile pendant une bonne dizaine de minutes.

C’est là que notre chauffeur, Arquimedes, se transforme en pilote de NASCAR et en rockstar en comprenant que nous sommes pressés. Il recule entre les voitures derrière lui, fait demi-tour et appuie sur le champignon en flirtant avec l’excès de vitesse, et nous arrivons avec seulement cinq minutes de retard. Oui, patron, je lui ai laissé un gros pourboire.

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Noël

Si on se permet de vous raconter cette histoire dans ses moindres détails, c’est parce que les Panthers, eux, n’avaient pas grand-chose à dire avant de monter à bord de l’avion.

Aleksander Barkov confiait qu’il s’était téléchargé des épisodes d’une série et qu’il avait amené de la lecture, et Paul Maurice a mentionné qu’il n’était pas un «gars de gardien de but», alors il ne fait pas l’analyse des données statistiques sur leur travail.

Plus stoïque qu’à l’habitude, l’entraîneur-chef des Panthers a cependant continué de dire, comme il l’a fait après la défaite, que cette finale est du vrai bonbon, comme un cadeau de Noël. Elle est stressante parce que serrée, mais ça affecte plus les partisans que les joueurs, selon lui.

«Je crois que c’est en réalité plus facile pour les joueurs. Ils vont sur la glace et se défoncent, et c’est peut-être aussi un peu plus facile pour les entraîneurs et la direction. Mais à mesure qu’on étend la perspective aux gens qui regardent à la télé, ça devient tendu. Et c’est pourquoi les journées de repos sont importantes, pour redescendre un peu.»

Une série courte

Avec une égalité de deux à deux dans la série, c’est comme si on se retrouvait dans une courte série deux de trois et ça convient tout à fait aux Panthers.

«Nous nous préparons toujours pour une série qui peut atteindre sept matchs, a soutenu Gustav Forsling. Nous restons donc calmes et confiants. Si nous jouons à notre façon, nous savons que nous allons gagner plus de matchs.»

Paul Maurice, même s’il démontre peu d’émotions, s’emballe presque un peu quand il est question d’approcher un match ultime.

«C’est une des raisons pour lesquelles les septièmes matchs sont géniaux, il y a tellement d’émotions! On va chercher le meilleur de l’énergie des deux équipes, on ne joue alors pas pour la prochaine partie, personne ne s’économise, tout le monde y va à fond.»

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