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Arber Xhekaj repentant: «Je voulais m’excuser pour mes punitions»

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-01-26T17:47:52Z

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Faute avouée à moitié pardonnée, dit le vieux dicton. Une douzaine d’heures après avoir rendu la vie difficile à ses coéquipiers en écopant de deux punitions douteuses, Arber Xhekaj s’est présenté repentant à l’entraînement de l’équipe.

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Martin St-Louis n’avait pas encore sorti son sifflet et hurlé ses directives lorsqu’on l’a vu en pleine conversation avec le colosse sur la glace du complexe sportif de Brossard. Quelques minutes auparavant, Stéphane Robidas, entraîneur des défenseurs, avait également échangé quelques mots avec lui.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

«C’est moi qui les ai approchés. Je voulais m’excuser pour mes punitions, a fait savoir Xhekaj, une fois de retour au vestiaire. Elles n’avaient pas leur raison d’être.»

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«On avait les devants 3 à 0. J’ai commis un revirement à leur ligne bleue et j’ai écopé d’une punition sur la séquence. C’était deux punitions qui pouvaient être évitées, a-t-il poursuivi. Ils m’ont dit d’oublier ça, de me concentrer sur la pratique. Qu’aujourd’hui, c’était une journée flambant neuve.»

Xhekaj est un défenseur qui apprécie le jeu physique. C’est ce qui lui a permis de gravir les échelons. C’est grâce à cette façon de faire qu’il a surpris tout le monde en se taillant un poste avec le Canadien l’an dernier, même s’il arrivait du junior et qu’il n’avait jamais été repêché.

«C’est un joueur qui sera toujours sur la ligne. Tu ne veux pas lui enlever ça», a déclaré St-Louis. 

L’entraîneur a ensuite offert une comparaison avec un autre de ses troupiers qui passent peut-être un peu trop de temps au cachot.

«Ça me fait penser à [Joel] Armia qui prend des punitions avec le bâton. Mais combien de fois il gagne des rondelles avec son bâton? a demandé St-Louis. Tu dois faire attention de ne pas les menotter. C’est un équilibre, ils doivent comprendre où on est rendu dans le match.»

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Trouver la fameuse ligne

Le temps qui reste au tableau indicateur, le pointage, l’allure de la rencontre, le fameux momentum: voilà un paquet de facteurs à considérer lorsque vient le temps de jouer aux limites de ce qui est permis. C’est là où se trouve la fameuse ligne fine.

Considérant qu’il mène la colonne des minutes de punition (53) du Canadien malgré le fait qu’il n’a joué que 19 rencontres, on peut prétendre qu’il n’a pas encore saisi parfaitement où se situe cette fameuse ligne. 

«Je dois trouver une façon de rester loin du banc des punitions, a reconnu Xhekaj. Les entraîneurs me laissent jouer et ils veulent que je joue mon style. Mais, évidemment, ils ne veulent pas que je place l’équipe en désavantage numérique.»

Josh Anderson s’y connaît également en termes de jeu physique. Il suit Xhekaj dans la colonne des minutes passées au cachot avec 51. La différence, c’est qu’il a disputé 44 rencontres.

«Arber a joué suffisamment de matchs dans la ligue pour comprendre [ce qu’il est permis de faire et ce qui n’est pas permis]. Mais on ne veut absolument pas qu’il change sa façon de jouer», a-t-il soutenu.

Il doit simplement apprendre à gérer ses élans et sa fougue. Comme n’importe quoi, c’est quelque chose qui s’acquiert avec l’expérience. Il ne faut pas oublier que le gamin n’a que 22 ans.

  • Il y avait trois absents à l’entraînement que le Canadien a tenu avant de s’envoler pour Pittsburgh, où il jouera samedi. David Savard, Sean Monahan et Jake Evans ont obtenu un congé pour se plier à une journée de traitements.
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