Arber Xhekaj attend Brady Tkachuk de pied ferme

Nicolas Cloutier
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La Confrontation des 4 nations a servi de tribune pour les talents d’allumeur de feu des singuliers frères Tkachuk. Le défenseur des Canadiens de Montréal Arber Xhekaj est ainsi fin prêt à servir un bel accueil à l’une des pestes notoires du duo.
La présence de Brady Tkachuk contre les Canadiens samedi soir n’est pas confirmée, mais l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa, Travis Green, a mentionné qu’il «a joué [jeudi soir] et a bien paru».
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Comment affronte-t-on Brady Tkachuk, cet attaquant rugueux capable de changer le cours d’un match et d'injecter de l’énergie aux troupes? Peut-être qu’il vaut mieux le laisser faire son cinéma et ne pas embarquer dans son jeu.
Foutaises, croit Xhekaj.
«Je le confronte. Je vais tout droit vers lui. Je le crinque. Je m’en fiche», a-t-il réagi vendredi dans le vestiaire après l’entraînement matinal des Canadiens de Montréal au Centre Bell.
Combattre le feu par le feu, un mantra approprié pour le numéro 72. Et les motifs de l’imposant justicier n’ont rien à voir avec la politique et les tensions canadoaméricaines, un sujet sur lequel il n'a pas envie de s'épancher. Xhekaj sait que Tkachuk aime déranger. Il compte lui rendre la monnaie de sa pièce... et plus encore.
«Je veux lui rendre la vie [dure], je veux que sa soirée soit pénible. Ce que je lui donne, ça doit être plus fort que ce qu’il distribue.»
Les combats ont leur place
L’œuvre des frères Tkachuk a aussi contribué à remettre la place des bagarres au hockey à l’avant-plan.
Rarement des combats préparés d’avance – les Tkachuk avaient prévu le coup avec J.T. Miller – ont reçu autant d’approbation sociale et galvanisé autant les partisans des deux nations.
Les bagarres n’ont pas fini d’être un sujet épineux au fur et à mesure que l’on en apprend davantage sur les facteurs de risque de l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC).
Mais les trois combats en l’espace de neuf secondes samedi dernier durant le premier affrontement entre le Canada et les États-Unis ont réaffirmé leur place et leur pertinence au hockey, croit fermement Xhekaj.
«Comment peux-tu dire que les bagarres sont mauvaises quand chaque personne dans l’amphithéâtre se lève, tout le monde regarde et tout le monde réagit sur les réseaux sociaux? Ça fait partie de la game», a plaidé le redresseur de torts.
Le «Shérif», qui aurait aimé être là quand ça brassait, de son propre aveu, a salué ce qu’il considère un acte de bravoure et un noble sacrifice pour son pays.
«Certains de ces gars n’étaient même pas des bagarreurs. Évidemment, un gars comme moi aime voir ça», a souligné Xhekaj en faisant probablement référence à Brandon Hagel et Colton Parayko, du Canada.