Après une saison parfaite dans le RSEQ, le Rouge et Or veut prouver qu’il peut rivaliser sur la scène canadienne


Richard Boutin
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Parce que certains estiment que le calibre du RSEQ est moins relevé et regardent de haut la fiche de 18-0 du Rouge et Or de l’Université Laval, la joueuse par excellence au Québec Léa-Sophie Verret veut lancer un message clair au championnat canadien de basketball féminin qui s’amorce jeudi à Edmonton.
«On veut montrer que le RSEQ n’est pas une ligue poche, a imagé Verret. On veut montrer que nous sommes au national pour une raison et qu’on mérite notre place. On ne va pas changer notre style de jeu et continuer d’exploiter nos forces qui sont notre rapidité et nos succès dans nos tirs de trois points.»
Verret assure que les filles sont toujours aussi affamées. «Nous avons connu une saison de rêve en réalisant une première dans l’histoire du RSEQ en conservant une fiche de 16-0 en saison, mais on veut gagner le national et pas seulement faire acte de présence.»
Une première en quatre ans
Ce championnat canadien était très attendu par Verret. «C’est mon premier depuis mes débuts collégiaux à Sainte-Foy, a-t-elle souligné. Ça commençait à être assez. Le championnat de 2021 a été annulé en raison de la pandémie; j’ai raté celui de 2022 parce que j’avais contracté la COVID-19; et nous avons perdu sur le dernier jeu du match en demi-finale provinciale l’an dernier.»
En match présaison, le Rouge et Or s’est incliné devant les Reds de UNB, les Huskies de Saint Marys’s et les Gaels de Queen’s. «Le RSEQ est plus jeune cette année, mais on n’a pas été sorti du gymnase contre les deux équipes des Maritimes, a imagé l’entraîneur-chef Guillaume Giroux, et ce fut plus difficile contre Queen’s. On n’a pas la même équipe qu’en début de saison où trois filles étaient absentes pour différentes raisons. Avec la présence de quatre filles de plus de 6 pieds, on peut maintenant jouer tous les styles.»
Une entrée en scène qui se fait sentir
Parmi les filles qui brillaient par leur absence en début de saison, on retrouve Florence Fortin. Après une session avec les Ravens de Carleton à l’automne 2022, la joueuse de centre de 6 pi a décidé de rentrer au bercail, mais elle a dû patienter un an avant de pouvoir enfiler le maillot rouge et or comme le prévoit la règle dans les cas de transferts.

«Nous avons des choses à prouver, a-t-elle reconnu, surtout avec la belle saison que nous avons connu. De notre côté du tableau, il y a seulement des équipes de l’Ouest. J’espère affronter Queen’s ou Saint Mary’s en finale.»
Fortin, dont le frère Marc-André a été un joueur étoile avec le Rouge et Or et qui s’aligne maintenant avec le Toundra de Montréal, retrouvera des visages familiers. Championnes en titre, les Ravens sont les deuxièmes favorites cette année derrière les Huskies de la Saskatchewan. «Il y a un peu de fébrilité et j’ai hâte de voir les filles, a-t-elle raconté. Ce sont encore mes amies. J’étais contente quand elles ont gagné l’an dernier. Dans un monde idéal, on s’affronterait en finale.»
Qu’est-ce qui a motivé Fortin d’opter pour les Ravens? «Je voulais vivre autre chose, a-t-elle expliqué. J’aimais aussi la grande variété d’équipes qu’on retrouve en Ontario. J’ai appris beaucoup. Ce fut une belle expérience et j’ai obtenu de bonnes minutes de jeu, mais j’ai décidé de revenir pour des raisons académiques. Mon programme en intervention sportive n’est pas offert à Carleton. En raison de mon frère, j’ai toujours eu un sentiment d’appartenance envers le programme du Rouge et Or.»
Au 4e rang des favorites, le Rouge et Or disputera son premier match, jeudi soir, en se frottant aux Pandas de l’Alberta, équipe hôtesse du championnat.