Après une performance pénible: Coco Gauff déplore que sa frustration ait été filmée


Jessica Lapinski
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Coco Gauff a présenté un tennis loin des standards de son troisième rang mondial, en quarts de finale des Internationaux d’Australie. Dépitée et sans doute dégoûtée par sa prestation, l’Américaine a martyrisé sa raquette après sa défaite aux mains de l’Ukrainienne Elina Svitolina, mais elle a tenu à laisser éclater sa frustration loin des regards.
Sauf qu’il y avait des caméras dans le corridor sous le Rod Laver Arena et chacun de ses sept coups de raquette sur le sol a été capté et diffusé, au grand dam de la double championne en Grand Chelem.
«Il y a des moments, et la même chose est arrivée à Aryna [Sabalenka] après que je l’ai affrontée en finale de l’US Open, qui ne devraient pas nécessairement être filmés, selon moi», a déclaré Gauff, mardi, dans sa conférence de presse d’après-match.
Coco Gauff releases her frustrations after a disappointing defeat in the Australian Open quarter-finals 💥 pic.twitter.com/4Ur9jlxR0P
— TNT Sports (@tntsports) January 27, 2026
«J’ai tenté d’aller à un endroit où je pensais qu’il n’y avait pas de caméra, parce que je n’aime pas vraiment briser des raquettes», a poursuivi la joueuse de 21 ans.
Un match médiocre
Gauff venait alors d’être brisée sept fois par Svitolina, 12e tête de série, dans une défaite de 6-1 et 6-2. L’Ukrainienne de 31 ans accède pour sa part aux demi-finales de l’Open d’Australie pour la première fois de sa carrière, après trois échecs en quarts. Elle affrontera maintenant Sabalenka, la numéro 1 mondiale.

Contre Svitolina, Gauff n’a été que l’ombre d’elle-même. Elle a claqué seulement trois coups gagnants, commettant un total de 26 fautes directes. Et au service, ce ne fut guère mieux: l’Américaine a remporté seulement deux des 11 points disputés sur sa deuxième balle de service.
«J’ai brisé une raquette à Roland-Garros, je crois, et j’avais dit que je ne le ferais plus jamais sur le terrain, parce que ce n’est pas une bonne représentation», a expliqué Gauff.

«Des conversations à avoir»
Mais en privé – du moins, croyait-elle –, elle préférait exprimer sa frustration de cette manière plutôt que de prendre à partie des membres de son équipe, qui sont «de bonnes personnes».
«Je pense qu’il y aura peut-être des conversations à avoir avec les organisateurs [des Internationaux d’Australie], car j’ai l’impression que le seul endroit où l’on peut se retrouver en privé, c’est dans le vestiaire», a ajouté Gauff.