Après un rare tapis rouge avec Sébastien Delorme, son amoureuse dénonce la haine reçue en ligne

Sarah-Émilie Nault
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Victime d’intimidation en ligne, Virginie Bruneau, l’amoureuse du comédien Sébastien Delorme, se fait un devoir de dénoncer la haine qu’elle reçoit. « Toute la souffrance que ça m’a apportée. Je sais qu’il a y certaines personnes qui ne pourraient pas passer par-dessus », confie-t-elle au Journal.
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La soirée de célébrations de Virginie Bruneau, 26 ans, et son conjoint Sébastien Delorme, 55 ans, au gala Influence création samedi dernier s’est transformé en soirée gâchée par la déferlante de commentaires haineux à leur endroit sur les réseaux sociaux.
Sous les publications Facebook de certains sites à potins, les centaines de commentaires envers le couple donnent froid dans le dos. On s’attaque notamment au physique de Virginie et à la différence d’âge de deux amoureux, de manière cruelle.

« Personne ne mérite cela, de se faire traiter de toutoune ou de poupée gonflable. Ça n’a pas de bon sens non plus que ton chum se fasse traiter de pédophile », déplore Virginie Bruneau.
Sébastien Delorme a contacté l’un de ces sites pour demander que les remarques hargneuses soient modérées. Sa demande est restée sans réponse.
Virginie Bruneau vit ce genre de tourments depuis le tout début de sa relation avec l’acteur, officialisée il y a deux ans.
Elle révèle que cela était même pire à cette époque, car les deux amoureux - qui nageaient en plein coup de foudre - ne s’attendaient pas à une telle « claque dans la face » de la part des internautes. Le couple avait reçu des commentaires malveillants par milliers.
« C’est vraiment venu m’atteindre, notamment au niveau de mon physique. Tu as honte de toi. Tu te regardes et tu te demandes si tu es si laide que cela. Je me regarde constamment dans le miroir et je ne me vois plus comme avant », confie celle qui a passé des journées entières dans sa chambre sans vouloir sortir et qui a même vécu des crises de panique.
L’importance de dénoncer
Si elle a longtemps craint d’en parler publiquement, Virginie Bruneau croit aujourd’hui que ces pratiques d’intimidation doivent être signalées.
« La haine en ligne est un fléau. Je n’ai pas peur d’aller de l’avant et d’avoir le courage de dénoncer. Et je n’ai pas fini de le faire. Je vais me tenir debout, je n’y laisserai pas ma peau et j’avance la tête haute », lance la fondatrice de l’agence de réseaux sociaux Elvé.
En s’ouvrant et en partageant le genre de méchancetés dont elle et son amoureux font les frais, la jeune femme souhaite faire comprendre aux gens que les mots ont un impact. Et qu’il y a un humain derrière chaque photo commentée cruellement sur les réseaux.
« Quelqu’un qui va souffrir, ainsi que des parents, une famille et des amis qui en souffrent. On ne connaît pas les conséquences de ce qu’on écrit quand on traite quelqu’un de salope ou de profiteuse », souffle-t-elle.
Elle remarque que ce sont majoritairement des femmes d’âge mûr qui écrivent des messages méchants à son égard en ligne.
A-t-elle déjà pensé terminer sa relation avec le comédien de la série Indéfendable, car elle en avait assez d’être la cible de ces gens remplis de haine ?
« Jamais ! Seb m’a supporté et a tellement été là pour moi. Je ne vais pas mettre fin à notre histoire d’amour, qui est merveilleuse, pour eux. Oui, on a 29 ans de différence et on l’assume. Je dirais même que notre force est notre différence d’âge. On s’aime à la folie. On se voit loin ensemble, c’est mon partenaire de vie », répond-elle d’emblée.