Après trois albums à son actif, cette candidate de «La Voix» signe un nouveau départ
«La Voix» est diffusée le dimanche, à 19 h 30, à TVA et sur TVA+.
Samuel Pradier
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La musique a toujours fait partie de la vie de Sarah Bourdon. À 6 ans, elle apprenait le piano ; à 13 ans, elle écrivait sa première chanson. Après trois albums solos et de nombreux contrats en tant que choriste, elle revient sur le devant de la scène pour prendre la place qui lui revient.
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Sarah, dans quel état d’esprit avez-vous abordé ce duel ?
J’étais vraiment reconnaissante. Même si je connais la valeur de mon talent parce que je gagne ma vie avec ma voix, je ne voulais pas avoir d’attentes. J’étais comme les autres candidats, dans le sens où je m’en allais faire quelque chose que je ne fais pas habituellement : avoir le premier rôle sur scène. J’étais encore bouleversé par les commentaires que m’ont donnés les coachs après l’Audition à l’aveugle, mais je ne tiens jamais rien pour acquis.
Connaissiez-vous votre partenaire, Yan Etchevary ?
On nous a annoncé les duels le jour où toute l’équipe s’est rencontrée. Je ne connaissais pas Yan, mais on a eu une connexion dès le départ. Mais le duel reste quand même un travail qu’on fait ensemble. Tout le travail préparatoire, ça se fait main dans la main. En montant la chanson, j’ai vu qu’on travaillait de la même façon, dans la bienveillance et avec une éthique de travail similaire. Ç’a été très facile de trouver notre erre d’aller pour préparer le duel. C’est sûr qu’un des deux doit partir à la fin, mais j’avais espoir qu’il se fasse voler.
Étiez-vous certaine que Roxane allait vous choisir à l’issue du numéro ?
Je ne m’attendais à rien. Je savais qu’on est deux bons chanteurs de bon calibre. Roxane nous a d’ailleurs dit qu’elle n’avait pas le choix de nous mettre ensemble pour ne pas être injuste envers les autres. Moi, j’étais déjà contente d’avoir été choisie pour l’émission et d’avoir interprété une chanson à l’Audition à l’aveugle.
Vous avez déjà sorti trois albums et vous vivez de la musique depuis plusieurs années. Qu’attendez-vous de cette expérience à La Voix?
Dans les trois dernières années, je me suis beaucoup concentrée sur la maternité. Ma fille a trois ans. Avant ça, j’avais beaucoup travaillé dans l’ombre, comme choriste, arrangeuse... Je voulais remettre mes cartes sur la table, j’ai aussi recommencé à écrire. Je me suis réapproprié mon statut d’artiste depuis que ma fille est plus autonome. La Voix marque un nouveau départ pour moi, parce qu’avoir un enfant, ça change complètement une vie. Je ne suis plus exactement la personne que j’étais avant, et je voulais marquer le moment où je me remettais dans le bain.

Quel est le principal conseil que vous garderez de Roxane ?
Après mon Audition à l’aveugle, elle m’a dit : on te veut toi. Ça m’a vraiment frappée et c’est la raison pour laquelle je suis allée dans son équipe. On a parfois besoin de se faire rappeler qui on est et pourquoi on est là. Je suis plus vieille que Roxanne, ça fait longtemps que je suis dans ce métier, mais on sait que c’est un milieu où il y a des hauts et des bas. Tu peux faire un spectacle sur les plaines d’Abraham devant des dizaines de milliers de personnes, et le lendemain matin, te lever pour la routine du quotidien. Quand on retombe dans la routine, dans les périodes où il y a moins de contrats, il faut se rappeler pourquoi on fait ça, parce que c’est facile de l’oublier. Roxane est un être humain comme les autres, qui a des problèmes et qui vit toutes sortes de choses, mais elle continue de créer et d’avancer. C’est une créatrice extraordinaire. C’est ça que j’aime d’elle et que j’admire.