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Après «Menteuse», le réalisateur Émile Gaudreault tourne «Maudits Français», une comédie sur le choc culturel entre le Québec et la France

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Maxime Demers

Maxime Demers

2025-09-24T05:00:00Z

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Deux mois après la sortie de sa comédie à succès Menteuse, Émile Gaudreault est déjà de retour sur un plateau de tournage. Le réalisateur a amorcé la semaine dernière la production d’un nouveau film, Maudits Français, qui réunira plusieurs vedettes du cinéma québécois et français.

Les Québécois Pier-Luc Funk, Antoine Bertrand, Patrick Huard, Pierrette Robitaille, Magali Saint-Vincent et Sandrine Bisson joueront ainsi aux côtés des Français Thierry Lhermitte, Lambert Wilson et Anne Consigny dans cette comédie qui portera sur le choc des cultures entre les Québécois et les Français.

Émile Gaudreault (De père en flic, Menteur) a coécrit le scénario avec Guy Laurent, l’un des coscénaristes de la comédie à succès Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?.

«C’est un des producteurs français du film qui a eu l’idée du scénario et qui en a parlé à Guy et moi, relate Émile Gaudreault, rencontré la semaine passée sur le plateau de tournage du long métrage.

«J’ai dit oui, mais à une condition: je voulais que les Québécois dans le film soient 20 ans en avance sur la France au niveau social. Oui, ils ont l’accent et ils parlent fort. Mais la famille québécoise du film est très féministe et elle dirigée par des femmes. Elle va se retrouver en France dans un château habité par une famille de nobles qui est écrasée par les traditions. C’est vraiment un clash de culture Québec-France, mais à plein de niveaux.»

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Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Des Québécois «wokes»!

Coproduit par la France et le Québec, Maudits Français mettra donc en scène deux familles que tout oppose et qui se retrouvent autour d’un mariage. D’un côté, une famille française, aristocratique, râleuse et conservatrice. De l’autre, une famille québécoise aux allures bienveillantes, qui est optimiste et un peu trop «woke» aux yeux de leurs hôtes français.

«Les Québécois vont arriver là-bas avec leur bonne humeur, mais ils ne sont pas du tout colons, souligne Antoine Bertrand.

«Le génie d'Émile, c’est de dire: ce n’est pas une famille de ploucs qui débarque en France, c’est une famille moderne. Alors que la famille française qui l'accueille est très aristocrate avec un côté vieille France. La famille québécoise va donc les décoincer un peu.»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Pour Émile Gaudreault, pas question de rire des Québécois ni des Français.

«On caricature un peu, mais je pense que c’est assez égalitaire là-dedans, assure-t-il. Je pense que les Québécois paraissent très bien parce qu’ils amènent une espèce de vent de fraîcheur dans cette famille française qui est un peu figée. C’est comme une tornade de tolérance et d’ouverture d’esprit qui débarque chez eux. Les Français n’en sortiront pas indemnes, mais les Québécois non plus!»

Le tournage du film a débuté il y a une dizaine de jours, dans une grande maison luxueuse de Laval, située sur le bord de la rivière des Prairies. La production se déplacera bientôt en France pour un mois de tournage, dont la majeure partie se déroulera dans un château situé près de Lyon.

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