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Après le Québec, elle vise le monde

Photo courtoisie, Martin Ducharme
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2021-08-23T01:25:23Z

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Elle a 16 ans, elle pratique le golf depuis seulement quatre ans et elle rafle tout sur son passage au Québec. Au cœur d’une autre saison couronnée de succès, Anne-Léa Lavoie veut maintenant se comparer aux meilleures golfeuses américaines d’âge junior.

«La» prodige et son entraîneur Guillaume Cloutier, de l’Académie de golf Fred Colgan, à Québec, se croisent les doigts pour que les États-Unis rouvrent bientôt la frontière terrestre avec le Canada.

Cela permettrait à la jeune athlète de Québec d’aller disputer quelques tournois aux États-Unis au mois d’octobre et de faire des camps d’entraînement pendant l’hiver.

Elle pourrait ainsi continuer à comparer son calibre de jeu à celui des Américaines de son âge, comme elle l’avait fait en début d’année sur le circuit Peggy Kirk Bell, dans le sud des États-Unis.

Car les ambitions d’Anne-Léa Lavoie sont grandes.

Comme plusieurs golfeuses de son âge, elle voudrait être recrutée dans une université américaine.

Mais le rêve ne s’arrête pas là. Anne-Léa Lavoie se voit un jour sur la LPGA, aux côtés des meilleures golfeuses au monde.

250 verges, bientôt 275?

Son coach la prépare pour qu’elle atteigne cet objectif.

Il y a un an, Anne-Léa frappait ses coups de départ à 200 verges. Ces jours-ci, elle atteint les 250 verges.

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Et ce n’est même pas son meilleur coup : la jeune golfeuse préfère sortir de son sac un fer plutôt qu’un bois.

«On travaille fort pour améliorer encore davantage ses coups de départ, explique Guillaume Cloutier. 250 verges, ça se fait dans la LPGA, mais on croit que lorsqu’elle y sera rendue, elle va frapper plus loin encore.»

À titre comparatif, la Canadienne Brooke Henderson, une autre prodige devenue l’une des meilleures au monde, frappe ses coups de départ à 275 verges en moyenne cette saison.

Bonne même chez les hommes

À son palmarès, Anne-Léa Lavoie a notamment ajouté au cours des dernières semaines des victoires au 26e Championnat parties par trous junior au Club de golf Hériot de Drummondville et au Championnat provincial des femmes et junior à Lac-Etchemin.

À cela s’ajoute une victoire éclatante chez les femmes à la Coupe Fraser du Club de golf de Lorette, à Québec.

Lavoie a non seulement terminé première chez les femmes, mais avec deux rondes de 76, elle a fini cinquième au cumulatif, battant du même coup des golfeurs aguerris. Et elle partait des jalons noirs!

«Les gars étaient vraiment contents pour moi. C’est pour ça que j’aime jouer au Lorette : les autres golfeurs veulent que je me rende le plus loin possible», s’est réjouie Anne-Léa.

La clé? Travailler fort et avoir une tête de cochon

Mais comment une adolescente qui détestait le sport a-t-elle pu devenir en quatre ans seulement une redoutable golfeuse qui aspire à la LPGA ?

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«Au début, je n’avais pas un super talent, a reconnu Anne-Léa Lavoie. Mais j’ai eu la piqûre et j’ai tout fait pour m’améliorer, même à l’extérieur du terrain.»

«Elle est aussi un tout petit peu tête de cochon, a ajouté son entraîneur Guillaume Cloutier. On savait qu’elle allait persévérer.»

Cette piqûre du golf, Anne-Léa l’a eue quand son père, lui-même golfeur, l’a emmenée frapper un panier de balles. À cette époque, la jeune adolescente détestait les sports. Mais ça allait vite changer.

«Quand mon père a vu que j’aimais ça, il m’a inscrite au camp de jour de l’Académie de golf Fred Colgan. Et je n’ai jamais arrêté depuis.»

C’est d’ailleurs à cette académie qu’elle a rencontré Guillaume Cloutier, avec qui elle progresse à vitesse grand V depuis.

«Pour s’améliorer, il faut avoir des objectifs clairs, et les siens le sont. On vise toujours le top, peu importe c’est quoi le top. Beaucoup le disent, mais elle, elle fait les efforts qu’il faut pour que ça marche», a-t-il pointé.

Jamais assez

Anne-Léa explique qu’elle passe beaucoup d’heures par semaine à jouer au golf.

Des journées entières, au cours desquelles elle tente d’améliorer des aspects précis de son jeu.

Et malgré ces longues heures passées sur les terrains, Anne-Léa trouve qu’elle ne joue jamais assez.

«Je suis inscrite en études-sport. La différence avec le sport-études, c’est que nous avons pas mal moins de périodes accessibles, nous ne jouons pas tous les après-midi. Mais c’est quand même mieux que rien!» a relevé Anne-Léa.

Plusieurs tournois

Anne-Léa Lavoie peut se réjouir, car elle sera beaucoup plus souvent sur les terrains de golf que sur les bancs d’école au cours des prochaines semaines.

Après Bromont, où elle jouait cette semaine, elle mettra le cap sur Toronto pour les essais d’Équipe Canada.

Puis, elle reviendra à Bromont disputer un autre tournoi où seront aussi en lice des joueuses professionnelles.

Elle retournera ensuite en Ontario, à Timmins, pour une compétition prestigieuse, avant, espère-t-elle, de partir vers les États-Unis pour jouer d’autres tournois.

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