Tous les résultats
Publicité

Après Jake Evans, c’est peut-être lui, la prochaine trouvaille au 7e tour

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-05-05T12:00:00Z

Partager

Un joueur sélectionné au 7e tour du repêchage a une chance sur quatre, à peine, de jouer un seul match dans la Ligue nationale de hockey. Chez le Canadien, Jake Evans, une 207e sélection au total, a déjoué les pronostics en se rendant indispensable en infériorité numérique.

Le prochain, s’il y en a un, c’est possiblement le défenseur Luke Mittelstadt, qui a grimpé les échelons à une vitesse phénoménale depuis qu’il a rejoint le Rocket de Laval.

Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans que ce col bleu, qui n’a pas la moitié du talent de son frère Casey, a été repêché au 197e échelon par le Canadien en 2023.

« C’est certainement quelque chose qui m’a fouetté, avoue le principal intéressé, rencontré jeudi dernier à la Place Bell. Tu finis par passer à autre chose, mais tu ne veux jamais complètement l’oublier non plus. »

À peine trois ans plus tard, Mittelstadt a un contrat d’entrée dans la Ligue nationale en poche. Avant le retour d’Adam Engström, il évoluait au sein de la première paire du Rocket avec David Reinbacher et pilotait le premier avantage numérique.

Il a pourtant rejoint assez tardivement la formation lavalloise, à la mi-mars. Et l’entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent, ne lui a pas fait de cadeaux a priori.

Publicité

Une fois sa carrière universitaire terminée avec les Gophers de l’Université du Minnesota, Mittelstadt s’est aussitôt entendu avec le Canadien. Mais son premier entraînement avec le Rocket a été retardé de quelques jours, puisqu’il avait un dernier cours à compléter.

C’est signe que ce petit arrière trapu de 5 pi 11 po a une tête sur les épaules.

« Maintenant, je suis ici et je n’ai plus à me soucier de l’école, je t’avouerai que c’est pas mal cool, confie-t-il avec le sourire. Je vais obtenir mon diplôme en business marketing le 8 mai. »

Un allié en Frankie

Mittelstadt compte sur l’appui de quelques employés qui moussent sa candidature dans l’organisation du Canadien. Francis Bouillon est sans doute son plus grand fan.

« J’ai adoré travailler avec Frankie, mentionne l’espoir du Tricolore avec affection. Il m’a tellement appris de choses. »

Il trouvera difficilement un meilleur modèle que « Frankie », d’ailleurs. Bouillon, c’est 776 matchs dans la Ligue nationale malgré ses 5 pieds 8 pouces, et sans jamais avoir été repêché.

Pascal Vincent avait lu tous les rapports élogieux de Bouillon et de Rob Ramage, mais il n’a pas inséré Mittelstadt immédiatement dans sa formation.

« Quand Francis est high sur un joueur, disons que j’ai extrêmement confiance en son jugement. Sa lecture est extraordinaire. Mais on ne sait jamais comment ça va se traduire chez les professionnels », explique le pilote du Rocket.

Cette réponse est venue rapidement quand Mittelstadt a eu le feu vert.

« Son attitude, sa maturité, sa façon de s’ajuster, énumère Vincent, c’est exactement ce que Francis et Rob me disaient. »

Le sympathique gaucher n’est pas le plus imposant ni le plus habile, mais il comprend exactement ce qu’on attend de lui et, au niveau professionnel, voilà le nerf de la guerre.

« Mon plus grand atout est que je ne fais pas de mauvais jeux, lance Mittelstadt. Je joue la game de la bonne façon. »

Ou, comme dirait Martin St-Louis, il joue la game devant lui.

Derrière Engström, Arber Xhekaj et Jayden Struble dans la hiérarchie des défenseurs gauchers du Canadien, Mittelstadt ne sera pas rappelé demain matin. Et probablement pas la saison prochaine.

Mais on ne parierait pas contre lui trop vite.

Publicité
Publicité