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Après Fleury, y aura-t-il d’autres Québécois dont le chandail sera retiré?

Les partisans du Canadien n’ont toujours pas oublié que l’équipe montréalaise avait préféré Cory Urquhart à Patrice Bergeron

Photo d’archives REUTERS
Photo portrait de Marc de Foy
2026-06-19T04:00:00Z

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Maintenant que c’est annoncé pour Patrice Bergeron, qui pourrait être le prochain Québécois dont le chandail pourrait être retiré par une équipe de la Ligue nationale de hockey ?

Je n’en vois qu’un seul pour le moment et son nom ne surprendra personne. Je fais évidemment référence à Marc-André Fleury, qui a connu une carrière exceptionnelle de 21 saisons dans la LNH. Vingt et une saisons à recevoir des tirs de tous bords, tous côtés dans la LNH, c’est long longtemps !

Le sommet, qui est de 22, appartient à un autre Québécois, en l’occurrence Martin Brodeur, qui a passé 21 saisons avec les Devils du New Jersey. Le numéro 30 qu’il a endossé avec distinction flotte, bien sûr, dans les hauteurs du Prudential Center de Newark.

Malheureusement, son dernier tour de piste avec les Blues de St. Louis sera toujours considéré comme une saison de trop.

Quel quatuor québécois !

Brodeur détient les records pour le plus grand nombre de matchs joués par un gardien (1266), le plus de victoires (691) et le plus de jeux blancs (125). Le fils de mon ancien confrère de travail au Montréal-Matin, le photographe Denis Brodeur, a réussi tout ça avec la grande désinvolture qu’on lui connaît.

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Il n’était pas nerveux, le grand Martin.

Alors que la grande majorité des gardiens évitent les entrevues le matin d’un match, Martin jasait tellement longtemps avec les journalistes que le responsable des relations avec les médias des Devils venait le chercher dans le vestiaire pour lui dire de rentrer chez lui.

Fleury, qui le suit dans la colonne des victoires avec 575, était pareil. On dirait qu’il a le sourire imprimé dans le visage, celui-là. Marc-André sourit tout le temps et ses coéquipiers, autant Sidney Crosby qu’un autre, n’avaient qu’à bien se tenir quand il mijotait un tour.

Patrick Roy, dont les 551 victoires le placent au troisième rang, était le guerrier ultime. Il était prêt à passer à travers un mur pour gagner.

Un autre gars de chez nous, Roberto Luongo, qui arrive au quatrième échelon avec 489 victoires, livrait toujours le fond de sa pensée. Même quand ce n’était pas toujours en sa faveur.

Un beau quatuor de chez nous !

Il ne fait pas de doute que Fleury rejoindra Brodeur, Roy et Luongo au Panthéon du hockey. Il y sera admissible dans deux ans. À ce stade-ci, on peut se demander si les quatre grands gardiens québécois seront devancés dans la colonne des victoires.

Le gardien encore actif comptant le plus de triomphes avec 456 est Sergei Bobrovsky, qui aura 38 ans en septembre.

Jonathan Quick, dont la carrière vient de prendre fin, se retire avec 410.

Celui qui a les meilleures chances de se frayer un chemin parmi les quatre premiers est Andrei Vasilevskiy, du Lightning de Tampa. Totalisant 370 gains, il célébrera ses 32 ans le 25 juillet.

Connor Hellebuyck, qui fait l’objet de rumeurs de transactions, a remporté 345 victoires en 11 saisons avec les Jets de Winnipeg. Il est âgé de 33 ans.

Quelle erreur du CH !

Bergeron est le deuxième Québécois dont le numéro est immortalisé par les Bruins. Le joueur de centre originaire de L’Ancienne-Lorette s’est donné à fond pendant 19 saisons pour l’organisation bostonienne.

Après une seule saison complète junior avec le Titan d’Acadie-Bathurst, il faisait le saut dans la LNH à 18 ans.

Les partisans du Canadien n’ont toujours pas oublié que l’équipe montréalaise lui avait préféré Cory Urquhart, du Rocket de Montréal, au deuxième tour de la séance de repêchage de 2003.

La raison invoquée par la direction du Tricolore fut qu’elle avait vu jouer Urquhart plus souvent, puisque le Rocket partageait ses matchs locaux entre le Centre Bell et l’aréna Maurice-Richard.

Ironie du sort, Urquhart venait des Maritimes, lui qui était natif de Halifax, en Nouvelle-Écosse, pendant que Bergeron jouait dans la province voisine, soit au Nouveau-Brunswick.

Urquhart ne s’est jamais approché de la LNH.

Enfin, une question demeurera toujours : le Canadien de l’époque aurait-il su faire une bonne utilisation de Bergeron ?

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