Après deux blessures importantes, un receveur des Carabins veut prouver aux recruteurs de la LCF qu'il est de retour en santé


Richard Boutin
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RÉGINA Après une première saison universitaire impressionnante en 2021, le receveur Hassane Dosso a subi deux blessures importantes qui l’ont gardé sur la touche de longs moments et miné son moral.
Pendant le dernier camp d’entraînement des Carabins de l’Université Montréal, Dosso croyait qu'il serait en mesure de reprendre le collier avec ses coéquipiers, mais il a finalement raté toute la saison.
«Pendant la saison morte, ça allait bien, mais mon moral en a pris un coup plus la saison avançait, a raconté Dosso qui a subi une fracture du tibia et du péroné lors du dernier match de la saison régulière le 28 octobre à Concordia. Parce que le docteur a passé une tige de métal par mon genou, ma jambe droite s’est atrophiée et j’ai perdu du muscle.»
Pourtant tout laissait croire que Dosso serait en mesure d’être en uniforme lors du premier match des Bleus.
«Cet été, j’ai obtenu le feu vert de l’équipe médicale pour m’entraîner à plein régime avec les gars, mais ça ne fonctionnait pas, a expliqué le produit des Filons de Thetford Mines. La force n’était pas là, je boitais beaucoup et j’avais mal au genou. Je m’attendais à jouer, je n’étais pas prêt et ça me frustrait beaucoup.»
Comment a-t-il pu garder le cap vers son rêve d’évoluer dans les rangs professionnels? «Mon amour du football. Il y a des journées où j’en avais marre et je me réveillais le lendemain rempli d’ambitions. À la fin janvier quand j’ai commencé à m’entraîner avec David Ménard, j’ai vu des progrès. Je courrais et je retrouvais ma vitesse.»
En raison d'une blessure à une épaule subie au camp d'entraînement, Dosso n'a disputé qu'une partie en 2022 avant de revenir au jeu en éliminatoires.
Un poids de moins sur les épaules
Avant de se pointer à Régina, le receveur natif de Paris a appris une bonne nouvelle en prévision du repêchage du 29 avril. Il a reçu le statut de joueur national parce qu’il complètera ses études en mai. Le statut de joueur international offre beaucoup moins d’opportunités.
Les joueurs internationaux qui complètent leurs études au Canada peuvent profiter depuis quelques années du statut national. «Le G (pour Global) à côté de mon nom est disparu, a-t-il souligné avec le sourire. C’est important d’obtenir le statut national. J’ai travaillé fort tout comme mon agent. Je vais terminer mon baccalauréat multiple au printemps. J’ai un gros hiver avec six cours.»
Incertain de faire le test du 40 verges quand nous lui avons parlé, jeudi, Dosso a décidé de le faire à la suggestion d’un entraîneur. Son chrono de 4 s 83 est loin de ses standards, mais ça s'explique en raison de sa longue réhabilitation.
«C’était préférable que je montre que je pouvais bien courir sans s’inquiéter du temps, a-t-il expliqué. Mon temps était meilleur qu’à l’entraînement. Pour les uns contre un, j’étais un peu rouillé, mais je vais me reprendre, dimanche. Je n’ai ressenti aucune droite et je n’avais pas de crainte de me blesser.»