Après avoir connu sa meilleure saison en carrière l’an dernier, la patineuse Valérie Maltais croit qu’elle n’a pas encore atteint son plein potentiel


Richard Boutin
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Après avoir connu la meilleure saison de sa carrière en longue piste l’an dernier, la patineuse Valérie Maltais croit qu’elle peut encore hausser la barre.
Championne au cumulatif de la Coupe du monde au départ groupé et troisième au 3000m, Maltais ne se fixe pas d’objectifs précis pour la prochaine saison, mais elle veut poursuivre sa progression.
«J’ai connu ma meilleure saison en carrière l’an dernier, mais je n’ai pas l’intention de m’asseoir sur mes succès, a-t-elle illustré. Je sens qu’il y a encore de la place pour de l’amélioration et c’est le fun et motivant dans cette saison préolympique.»
Ennuyée par une blessure à une cheville qui l’a gardée sur la touche pendant trois semaines de septembre, Maltais assure qu’elle est complètement rétablie. «Je vois la différence avec les nationaux il y a trois semaines, a-t-elle indiqué. Je ne porte plus de bandage. J’ai aussi eu de bonnes séances en gymnase. Aux nationaux, j’avais assuré ma place en Coupe du monde, mais je n’étais pas satisfaite de mes performances.»
Une étape à la fois
Malgré une cheville en bon état, la médaillée d’or à la poursuite par équipe aux Jeux olympiques de Pékin, en 2022, ne veut pas brûler d’étapes et regarder trop loin. «Je dois me rappeler que je n’ai pas réussi de podium avant Noël l’an dernier, a-t-elle indiqué. Je dois demeurer terre à terre et ne pas avoir d’attentes trop élevées. Je possède tous les éléments pour bien performer, mais la recette de mes succès est de ne pas me laisser distraire par les éléments extérieurs. Je dois suivre le processus et y aller une étape à la fois.»
Médaillée d’or sur 3000m lors des deux dernières éditions du Championnat des quatre continents, Maltais sera sur la ligne de départ du 15 au 17 novembre, à Hachinohe, au Japon.
«Ça va être une pratique avant les deux étapes de la Coupe du monde où je vise un top 10 au 1500m, 3000m et au départ groupé, a indiqué celle qui s’envolera pour l’Asie samedi. Il n’y a pas de véritable enjeu, mais je veux continuer de bien performer après avoir gagné les deux dernières années.»
En Asie, Maltais retrouvera Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann, avec qui elle a remporté l’or olympique dans la poursuite par équipe. «On patine moins souvent ensemble depuis que je m’entraîne à Québec et il nous manquait quelque chose l’an dernier, a-t-elle raconté. Nous avons un titre olympique à défendre et on veut toutes les trois le défendre. La compétition est forte notamment avec les Néerlandaises et les Japonaises.»