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Appel aux partisans des Alouettes de Montréal

Photo MARTIN ALARIE
Photo portrait de Marc Calixte

Marc Calixte

2024-11-06T05:05:00Z
2024-11-08T22:19:33Z

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Malgré un léger ralentissement dans le dernier tiers de la saison régulière, les Alouettes ont pleinement mérité le privilège de disputer la finale de l’Est à domicile et c’est une excellente chose, car les partisans de Montréal risquent d’avoir un rôle crucial à jouer durant le match de samedi, au stade Percival-Molson, contre les Argonauts de Toronto. 

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Buvez du thé, mangez du miel, apportez des pastilles, faites ce que vous pouvez, chers partisans, pour bien préparer vos cordes vocales! Il sera nécessaire que les 23 035 spectateurs sur place fassent un maximum de bruit pour déranger l’attaque de l’adversaire.

Le principe est simple: il faut crier quand l’offensive des Argonauts est sur le terrain, particulièrement au moment où le quart-arrière Chad Kelly tente de communiquer avec ses joueurs. Au contraire, quand vous voyez que le quart des Alouettes Cody Fajardo est sur le terrain, imaginez-vous à la bibliothèque municipale!

Depuis 2022, les équipes à domicile ont un dossier de 9-1 lors des matchs éliminatoires de la Ligue canadienne de football. Le seul club ayant été en mesure de s’imposer en territoire ennemi, c'est les Alouettes, à Toronto, lors de la finale de l’Est de l’an dernier.

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Une foule dangereuse

Le fait de disputer un match à l’étranger, particulièrement dans l’ambiance des éliminatoires, force une équipe à en tenir compte dans sa préparation. Si les partisans des Alouettes font bien leur travail, les Argonauts pourraient être forcés de multiplier et d'allonger les caucus à l’attaque, et cela peut compliquer drôlement le travail de Kelly. Une foule bruyante peut même déconcentrer l’adversaire sur une tentative de placement en empêchant une parfaite communication entre le spécialiste des longues remises et le gars qui tient le ballon pour son botteur.

Les Argonauts sont menaçants, alors qu’ils ont inscrit un total de 58 points contre le Rouge et Noir d’Ottawa, se qualifiant pour la finale de l’Est, mais jamais ils ne pourront répéter une telle production devant les partisans de Montréal. Quand la foule du stade Percival-Molson se réveille, c’est dangereux.

Évidemment, le sort des Alouettes sera d’abord décidé par le travail des joueurs sur le terrain, et il faut faire confiance à l’unité défensive, qui est bien rodée sous la supervision de Noel Thorpe. Je m’attends d’ailleurs à une grande contribution du Québécois Marc-Antoine Dequoy, dont la préparation exemplaire risque d’offrir une couverture efficace et, si possible, des revirements.

Sur la ligne défensive, Isaac Adeyemi-Berglund sera à surveiller chez les Alouettes. C’est un gars qui se nourrit de l’énergie autour de lui. Cette énergie, je le répète, elle devra aussi provenir de la foule du stade Percival-Molson.

Montréal est football

On sait à quel point le hockey a parfois des allures de religion au Québec, mais samedi, Montréal sera football. Pour nourrir cette éternelle rivalité entre Toronto et Montréal, les Argonauts se mesureront aux Alouettes en fin d’après-midi, puis le Canadien visitera les Maple Leafs en soirée.

Le match qui semble le plus à sa portée demeure celui que Montréal dispute à domicile, à condition que les partisans des Alouettes accomplissent leur travail. L’an dernier, lors de la demi-finale de l’Est contre Hamilton, les Alouettes avaient profité de l’appui de la foule pour battre les Tiger-Cats par le pointage de 27 à 12. C’est maintenant au tour des Argonauts de faire connaissance avec les fans montréalais.

– Propos recueillis par Benoît Rioux

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