Antoine Gélinas-Beaulieu toujours en amour avec le patinage sur courte piste


Richard Boutin
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Les organisateurs de la Coupe du monde junior de patinage de vitesse sur courte piste n’auraient pas pu trouver un meilleur porte-parole pour l’événement.
Triple médaillé au dernier championnat du monde longue piste, Antoine Gélinas-Beaulieu a débuté sa carrière sur courte piste, où il a eu le plaisir de se produire dans sa ville natale de Sherbrooke à l’occasion des Championnats du monde juniors de 2009.
«Je fais encore du courte piste l’été à l’entraînement et je retrouve toujours des petits papillons. J’ai encore la passion et j’aime ces entraînements l’été.»
«Ce n’est pas pour rien que mon épreuve de prédilection est le départ groupé, de poursuivre Gélinas-Beaulieu, qui est vice-champion mondial. Comme en courte piste, il y a beaucoup d’action, du cahos et des dépassements.»
En 2011, à l’âge de 19 ans, il a pris une pause en raison d’un surentraînement, mais il a renoué avec la compétition en longue piste quatre ans plus tard. «Je n’ai pas de regret, a-t-il assuré. Mon gabarit et ma forme physique font que c’est plus facile pour moi en longue piste.»
Souvenirs pour la vie
Gélinas-Beaulieu garde des souvenirs impérissables de ces expériences chez les juniors. «Ce n’est pas rien de participer à une Coupe du monde junior, a-t-il indiqué, encore plus quand c’est à la maison. À Sherbrooke, dans ma ville natale, nous avions été accueillis comme des rois, et on signait des autographes. Ça te met dans le bain des compétitions internationales. Ce sont des souvenirs que je vais me rappeler toute ma vie.»
Cette saison 2009 a été magique pour Gélinas-Beaulieu, qui a réussi un exploit dont peu de patineurs canadiens peuvent se targuer. Il a remporté la même année une médaille au championnat mondial tant en courte piste qu’en longue piste à Moscou avec son ami Laurent Dubreuil.
En 2010, à Taipei, Gélinas-Beaulieu a terminé au deuxième rang du classement cumulatif au mondial à sa dernière année junior. Décédé dans la jeune vingtaine, le Coréen Noh Jin-kyu a privé le Québécois de l’or. Le Coréen a remporté l’or au mondial senior l’année suivante, il compte quatre titres en carrière.
Le patineur de 32 ans côtoie parfois la relève lors des camps estivaux. «Lors des camps Nagano, j’ai pu coacher pendant deux ans Mathieu Pelletier et Alexis Dubuc-Bilodeau. Nous avons une belle relève.»
Comme Gélinas-Beaulieu en 2009, en Estrie, les patineurs de l’équipe canadienne ont eu droit à un comité d’accueil mercredi, lors du coup d’envoi de l’événement. Des jeunes d’écoles primaires de la région ont assisté à l’entraînement, et ils ont pu jaser avec les patineurs après coup. Le porte-parole leur a dit de croire en leurs rêves et que tout était possible.